7 novembre 1979 : ASSE 6-0 PSV Eindhoven - 16e de finale retour de la Coupe UEFA

Allez, Lorenza, tes supporters sont là ! (3)

Après avoir crevé l'écran hier soir à The Voice, Lorenza Guillou s'est confié aujourd'hui à So Foot. Extraits.

"Dans le Chaudron, j'ai toujours été spectatrice. Là, entrer sur scène et voir tous ces gens venus pour m'écouter chanter... C'est difficile de réaliser en fait. Je pense que ça doit être pareil quand on entre sur la pelouse du Chaudron. Je n'ai jamais joué de match de coupe, mais ça peut être comparable : la pression, le cœur qui bat, l'adrénaline au moment de se produire. Dans The Voice, t'as un peu l'impression d'être comme un jeune footballeur qui cherche à entrer dans le monde pro. Tu passes les étapes, sans savoir vraiment jusqu'où tu peux arriver. Mais tu arrives quand même. J'ai commencé la guitare quand je devais avoir 6 ans. Quand j'en ai eu 10, j'ai voulu essayer de chanter avec ma gratte, et ça a plu à mes parents. Un jour, un pote de mon père, Fabien Boudarène, m'a entendu chanter. Il m'a dit que je pourrais tenter The Voice. On m'a pris en vidéo l'été dernier et j'ai été repérée pour les sélections. Au fur et à mesure des castings, on m'a toujours dit oui, jusqu'à ce que j'arrive devant les coachs.
Mon père est le premier adhérant de mon fan-club. D'ailleurs, je pense qu'il pourrait faire un bon président. Il m'a toujours répété qu'il fallait que je reste moi-même, que je joue la carte de la simplicité. Il m'a toujours soutenu. Malheureusement, il était à Bordeaux pendant que j'étais sur scène, mais il m'a envoyé plein de messages, m'a beaucoup appelé. Les supporters des Verts le reconnaissent. Je suis fier d'être la fille de Patrick Guillou dans ces moments-là. Il savait mouiller le maillot. Mon père me dit toujours qu'on est sur le terrain comme on est dans la vie. Je pense qu'il a raison : il faut tout donner, être fidèle, donner une bonne image de soi. Sur scène, c'est pareil. À notre âge, on ne peut pas connaître mon père, à part les fans de l'ASSE. Quoique, maintenant qu'il bosse à Bordeaux... J'avoue que c'est quand même la classe d'avoir un père qui est l'adjoint de Willy Sagnol !
Même si papa est à Bordeaux... J'aurai toujours le sang vert ! C'est papa qui m'a fait plonger dans le Chaudron ! Ce n'est pas parce qu'il est parti chez les Girondins que moi, je vais retourner ma veste ! Supportrice d'un jour, supportrice toujours. Les Verts avant tout. Les attaquants de Bordeaux sont sûrement meilleurs que Mollo, Erding et Ricky... Je préfère un Diabaté, mais bon... Je ne vais pas cracher sur les Verts. Sortir un son à la gloire de l'ASSE, ça me botterait carrément ! Franchement, ce serait trop bien qu'une fille de 16 ans arrive et chante pour les Verts. Chanter au milieu du Chaudron ? Ohlala : le rêve. J'arrive, je foule la pelouse de Geoffroy-Guichard et hop, je chante devant les Greens, les Magics... Le tout avec les potes du lycée, torse nu sur les grilles : ce serait bien marrant !"