7 novembre 1979 : ASSE 6-0 PSV Eindhoven - 16e de finale retour de la Coupe UEFA

Du Prévert dans ce Cathro

Toujours aussi cash, Ian Cathro s'est agacé d'une nouvelle question sur les raisons de la défaite à Dunkerque lors de la conférence de presse. Il en a profité pour longuement décrire l'état d'esprit qu'il souhaitait insuffler au groupe et plus largement autour du club :

"Ce qui est important a comprendre, c’est qu’on avait aussi quelques problèmes quand on gagnait. Là on a perdu, alors cette semaine on a travaillé sur tout, et notamment sur les petits problèmes qu’on a eus. On va continuer à développer l’équipe, développer nos idées, intégrer les joueurs, travailler la relation entre eux. Mon point est de dire que notre semaine n’est pas différente parce qu’on a perdu le week end dernier. On est loin d’être aussi consistant et solide qu’on le voudrait, mais ce n’est pas lié au match de Dunkerque, mais aux six matchs : on fait plein de bonne choses, mais on a aussi plein de choses à améliorer et on travaille à ça calmement, avec une énergie positive, parce qu’on pense qu’on est au début de quelque chose d’excitant dans ce grand club. Il n’y a pas de drame, on n’est pas nerveux. On est calme, tout est normal, on est au début de quelque chose et nous tous pensons qu’on est dans un club formidable avec une opportunité en or de faire quelque chose de nouveau. Peut-être est-ce plus facile pour moi que pour vous de le sentir ou de le croire, car je n’étais pas là ces cinq dernières années. Je n’ai pas vécu ces cinq dernières années de merde. Je ne les ressens pas, et c’est mon boulot de m’assurer que personne ne ressente ça.

Mon job de m’assurer que tout le monde regarde de l’avant. Et on est très différent, on bosse très différemment. On se comporte différemment. Je pense qu’on portera la responsabilité de rendre heureux beaucoup de gens ici. Mais si on y parvient et qu’on arrive à être heureux, ma question à tous c’est pourquoi attendre ? Pourquoi ne pas être heureux maintenant ? Je pense que c’est un challenge pour tous. On fait quelque chose de nouveau, de différent. Ca va être bien. Il y aura des hauts et des bas, bien sûr mais n’attendez pas pour être heureux. Sentez l’énergie positive, n’ayez pas peur d’être heureux ! Honnêtement, vous allez avoir des choses sympas à écrire sur ce club. Si vous pensez que je suis bizarre, c’est votre droit. Mais je pense qu’on n’a pas besoin de garder la colère des cinq dernières années. Je vous suggère à vous et à ceux à qui vous parlez, ce qui fait beaucoup de monde, de vous débarrasser de ce fardeau. Laissez de côté ce passé ! C’est un moment où il faut apprécier le fait que ce club vraiment va de l’avant et que ça va marcher. Donc je souhaite que vous en profitiez tous !"

Une déclaration que n'aurait pas reniée Jacques Prévert et son magnifique "il faudrait essayer d'être heureux ne serait-ce que pour donner l'exemple." Ca sera tout de même facilité par un résultat à Metz !