La sous-préfète la mirabelle, le pape mais pas les Verts

Dans un arrêté pondu hier, la sous-préfète de la Moselle Jacqueline Mercury-Giorgetti (photo) a interdit aux supporters stéphanois de se rendre à Saint-Symphorien ce samedi soir pour le choc de la 7e journée de L2. Extraits.
"Les deux clubs disposent de groupes ultras structurés, historiquement marqués par de nombreux incidents de sécurité, tant à domicile qu'à l'extérieur. Il existe un antagonisme entre les ultras messins et stéphanois, qui a déjà été manifesté par des affrontements, des violences en marge des rencontres sportives, des tentatives de confrontations organisées, des dégradations et des usages d'engins pyrotechniques. Les rencontres précédentes entre ces deux clubs ont nécessité la mise en œuvre de mesures d'encadrement strictes par les autorités préfectorales, afin de limiter les risques d'affrontements. Ces rencontres étaient classées 3 ou 4 par la division nationale de lutte contre le hooliganisme (DLNH).
Un contentieux oppose les supporters ultras messins et stéphanois depuis plusieurs années, comme en attestent les événements constatés lors des dernières rencontres entre ces deux clubs, à Metz ou à Saint-Étienne, à savoir que :
- le 7 novembre 2022 à Metz, à l'occasion du match opposant le FC Metz à l'AS Saint-Étienne, classé niveau 3 par la DLNH, nécessitait la mise en place d'un service d'ordre renforcé par l'escadron de gendarmerie mobile pour contenir et encadrer les supporters stéphanois entre de l'animosité entre groupes d'ultras locaux et visiteurs
- le 30 mai 2024 à Saint-Étienne, les Magic Fans, groupe d'ultras stéphanois, tentaient de pénétrer dans le parcage visiteurs afin d'en découdre avec les ultras messins. Ils forçaient un portail métallique et étaient stoppés par l'intervention des effectifs CRS.
- le 2 juin 2024 à Metz, de nombreux incidents émaillaient la rencontre entre le FC Metz et l'AS Saint-Étienne, notamment une rixe en centre-ville en amont du match qui faisait plusieurs blessés chez les supporters locaux et visiteurs, ainsi que chez les forces de sécurité intérieure. Les supporters stéphanois, qui n'avaient pas respecté l'arrêté préfectoral d'encadrement, se dirigeaient ensuite dans des bars de Meurthe-et-Moselle avant de revenir dans l'agglomération messine. La rencontre était perturbée par de nombreux engins pyrotechniques en tribune messine et en parcage visiteurs. Les unités de force mobile ont dû intervenir pour soutenir les stadiers débordés. Suite à ces incidents, une rancœur ou une volonté de vengeance pourrait être exprimée par les supporters des clubs stéphanois et messin.
Il est possible pour certains supporters messins ou stéphanois de se comporter de manière provocante voire violente, notamment en cas de frustration selon le scénario du match et ou de provocation par les supporters adverses. L'enjeu sportif de ce match, les deux clubs étant candidats à la montée en Ligue 1, renforce l'importance de ce match et les tensions déjà existantes entre les supporters rivaux (…) Les effectifs de la direction interdépartementale de la police nationale de la Moselle sont fortement sollicités et mobilisés au mois de septembre 2026, plusieurs manifestations d'emploi national ou international ayant lieu sur une période resserrée, notamment les fêtes de la Mirabelle, l'accueil des terres de Jim, les fêtes juives, le tour de Moselle, la traditionnelle foire internationale de Metz et la visite papale, nécessitant une importante sollicitation des forces de sécurité intérieure en Moselle pour leur sécurisation. Dans ce contexte exceptionnel, les capacités opérationnelles du département seront réduites, déjà fortement engagées dans la préparation et la sécurisation des manifestations précitées. La mise en œuvre simultanée d’un maintien de l’ordre adapté à cette rencontre sportive conduirait à une dispersion des moyens incompatible avec les priorités opérationnelles du département."