7 novembre 1979 : ASSE 6-0 PSV Eindhoven - 16e de finale retour de la Coupe UEFA

Paprika a la banane

Surnommé "Paprika" à Nancy, Jonathan Brison s'est confié à L'Est Républicain avant de recevoir son ancien club après-demain en Coupe de France. Extraits.

"Cela fait forcément plaisir de revoir quelques têtes que je connais même si les choses ont beaucoup changé depuis mon départ il y a trois ans. Il n’y a plus grand-monde. Mais le staff médical est toujours là, le coach bien sûr, Vincent Hognon avec lequel j’ai discuté récemment après notre match à Evian... L’ASNL, c’est forcément particulier pour moi. J'y suis resté 13 ans. Cela fait une grande partie de ma vie. Forcément, j’y suis très attaché. J’y ai connu beaucoup de choses. C’est mon club de cœur. Mais aujourd’hui, je suis à Saint-Etienne et j’y suis très bien. Je suis content d’être tombé dans un autre club à l’esprit familial. C’est un grand club mais où tout le monde se connaît.

Depuis que je suis à Saint-Etienne, il y a une certaine stabilité. L’effectif et l’entraîneur n’ont pas changé. On a la chance d’avoir de bons résultats. Cela ressemble à ce que j’ai vécu à Nancy. J’aime cette stabilité. C’est ce qui fait que je me sens bien. On se régale. On a de bons résultats, voire de très bons résultats en championnat. On vient de vivre la Coupe d’Europe. J’ai gagné une deuxième Coupe de la Ligue. Franchement, je vais à l’entraînement tous les matins avec la banane. Même si je ne suis pas dans la peau d’un titulaire et qu’il y a beaucoup de concurrence, j’arrive chaque saison à faire ma vingtaine de matches. Je compte dans l’effectif et ça fait plaisir. Mais je m’en donne les moyens. J’essaye d’être le plus pro possible.

Toutes les compétitions et tous les matches sont importants. On a réussi à se qualifier à Lorient en Coupe de la Ligue. Nous voilà déjà en quart de finale. En plus, on tombe sur le PSG. L’effectif est important. Si nous n’avons plus que le championnat, ce sera souvent les mêmes qui joueront. Avec la Coupe d’Europe, on a joué 9 matches en 27 jours. L’effectif a tourné. On a donc intérêt à aller loin dans les coupes. Je n’ai jamais vécu de belle épopée en coupe de France. Avec Nancy, j’en ai connu des désillusions. Il y a deux saisons, avec Saint-Etienne, on ne s’est qualifié qu’aux tirs au but face à Meaux, un club de DH, alors qu’on jouait à onze contre dix. À chaque fois, c’est compliqué. On ne fera donc pas d‘excès de confiance. Surtout face à une équipe du haut de tableau de Ligue 2."