7 novembre 1979 : ASSE 6-0 PSV Eindhoven - 16e de finale retour de la Coupe UEFA

Rivère est vénère

Le président niçois Jean-Pierre Rivère a mis en cause supporters et dirigeants stéphanois à l'issue de la défaite de son club.

"Je suis en colère à double titre. Je n'accepte pas ce genre de choses dans les stades. On travaille au quotidien pour faire venir les femmes, les enfants pour participer à une fête. On a assisté à un spectacle qu'on n'a pas à voir dans un stade de football. Je trouve ça inadmissible et je pense qu'il faut prendre des sanctions. Je suis en colère à double titre car quand on est dirigeant d'un club, on doit avoir un peu de décence. Il y a eu une intervention de Saint-Etienne à la mi-temps. Moi, avant de parler, je demande des explications. Je viens d'avoir le rapport de gendarmerie. Il ne s'est passé aucun incident entre le Capitou dans le Var où étaient pris en charge les cars des supporters stéphanois et l'arrivée au stade. Zéro incident. Et les dirigeants stéphanois se sont permis de dire que s'il s'était passé ce qu'il s'était passé, c'est parce que leurs supporters avaient été mal accueillis. Là on entend des choses qui ne nous plaisent pas. On ne jette pas de l'huile sur le feu sur ces sujets-là. Je ne comprends pas les supporters qui viennent voir un match de football, arrivent dans un stade, cassent tout et envoient les sièges sur les gens qui se trouvent en bas. Non mais on est où, là ?"

L'ASSE a également tenu à régir en publiant un communiqué sur son site officiel :

"La direction de l'ASSE condamne fermement l'attitude violente de certains individus avant le match Nice-ASSE, ce dimanche soir à l'Allianz Riviera. Le fait que les bus de supporters stéphanois aient été caillassés n'excuse pas les débordements de violence à l'intérieur du stade. La violence entre supporters est une réalité inacceptable. Depuis plusieurs années, le club s’est fait un devoir de promouvoir un football éthique, convivial et festif. L’ASSE fait confiance aux représentants de la sécurité publique et à la justice pour déterminer les circonstances exactes des faits. Le club partage avec la Ligue de Football Professionnel et le ministère de l'Intérieur la volonté de voir les matches de football se dérouler dans des stades pacifiés."