Braquet s'est braqué
Ayant reçu comme deux autres membres de son association un avertissement en provenance de la Préfecture des Alpes-Maritimes pour avoir bu une bière aux abords de l’Allianz Riviera avant le match Nice-Marseille, le président des Ultras Populaire Sud Frédéric Braquet explique dans Nice-Matin que son groupe va manifester son mécontentement cet après-midi lors de la réception des Verts.
"Durant dix, quinze minutes, il y aura une grève des encouragements. On est dégoûté de devoir aller jusque-là car ça handicape en premier lieu notre équipe et tous les gens qui viennent pour l’ambiance. Mais cette grève est le seul moyen de faire ouvrir les yeux aux gens. Ils vont se demander : « Mais pourquoi ils ne chantent pas ? » On souhaite que tout le monde soit solidaire car cela peut donc arriver à des milliers de personnes les soirs de match. Autour du stade, il n’y a pas de lieu de vie alors qu’on est obligé de venir quatre heures avant le coup d’envoi pour éviter les bouchons. Ce ne sont pas les deux bars à Saint-Isidore qui peuvent accueillir tout le monde. Alors, oui, forcément, des apéritifs sont organisés en famille ou entre amis aux abords du stade. J’aurais dû aller chez Quick...
Des bagarres, il n’y en a plus. Il faut arrêter de garder cette image néfaste et d’aller sans cesse à l’encontre de l’ultra. D’autant que nos animations, nos tifos arrangent bien les acteurs du football... Tout le monde aime ça. Les gens ne viennent pas seulement voir du football à Nice. Ils sont là aussi pour l’ambiance. On a une équipe de battants, pas de Zlatan. On veut nous exclure des stades alors qu’on procure du plaisir aux gens. Il y a deux poids, deux mesures. ça me fait sourire d’avoir un arrêté alors qu’au sein même du stade on peut boire, et pas qu’un peu, dans les loges. On veut dénoncer ces sanctions abusives. Il ne faut rien lâcher face à ce manque de liberté. Ce n’est pas un appel à la révolte mais un appel à la raison."