On nous reproche d'avoir échoué dans un dialogue qui n'en est pas un

Porte-parole des Green Angels, de nouveau menacés de dissolution au même titre que les Magic Fans, Tom Dufieu décrit dans la Pravda la position et la stratégie de défense du groupe ultra avant le rassemblement de ce samedi à Saint-Étienne et le passage en commission lundi. Extraits.
"Après la dissolution avortée de l'an passé, on avait demandé plusieurs rendez-vous tant au niveau local que national aux autorités, mais il y a toujours eu un refus de nous recevoir. La préfecture de la Loire a maintenu sa doctrine qui existe depuis 2013, c'est-à-dire ne pas dialoguer avec les groupes. C'est dommage de ne pas laisser le temps de mettre en place des choses concrètes.
On a des échanges réguliers voire quotidiens avec le club et on a tenu tous les engagements pris. Une charte de bonne conduite a été instaurée pour l'ensemble des supporters de Geoffroy-Guichard, un nouveau système d'entrée du matériel avant les matches a été élaboré, on travaille avec le club sur les procédures internes, comme les interdictions commerciales de stade, il y a un nouveau contrat local de sécurité...
Les autorités nous reprochent des points de friction, notamment en déplacement. On réserve nos arguments pour la commission, mais la position n'a jamais varié : aucun incident ne sera justifié ou banalisé. Aucune structure n'est parfaite. L'objectif, évoqué il y a un an déjà, c'est de faire en sorte qu'il n'y ait plus de débordements. Mais c'est autre chose de rendre coupable une association collectivement pour des faits qui sont parfois très individualisés.
Des éléments nouveaux vont être apportés, des erreurs factuelles vont être corrigées pour démontrer l'improvisation totale de l'administration. Et on va rappeler que, à chaque fois qu'on a toqué, on a trouvé porte close. Pour travailler en bonne intelligence, il faut être deux. Finalement, on nous reproche d'avoir échoué dans un dialogue qui n'en est pas un. On a espoir d'être entendus, que la commission et le ministère reviennent à la raison."