Bernardoni s'attend à jouer le maintien à Sainté

Paul Bernardoni, qui avait joué les 6 premiers mois avec l'Estac quand Troyes avait été relégué en 2016, a connu ensuite des relégations avec l'ASSE en 2022, avec le SCO en 2023 et avec Yverdon (Suisse) en 2025. Gardien ayant encaissé le plus de pions cette saison en L2 (30, soit 5 de plus que Gautier Larsonneur, son ex-doublure chez les Bleuets), l'ancien protégé de Pascal Dupraz a perdu 7 de ses 8 derniers matches de championnat, le dernier en date avant-hier à Annecy. Bien parti pour vivre une nouvelle descente (Amiens est antépénultième avec 3 points d'avance sur Laval et 4 sur Bastia), le natif d'Evry tire la sonnette d'alarme dans la dernière édition du Courrier Picard. Extraits.
"Une défaite de plus... On est en danger. Il n'y a pas eu de révolte après l'ouverture du score, c’est ce qui me frustre le plus. On se retrouve 16e. À un moment, quand tu ne fais que perdre, c’est certain que cela finit par gagner derrière. Le championnat est encore long, mais tous les points comptent. Je vous le dis, le maintien va se jouer à Saint-Étienne lors de la dernière journée. Qu’on ne pense pas qu’on sera maintenu avant. Avec ce qu’on propose…
C’est une question de mentalité, pas de jeunesse. Il faut que tu coures beaucoup, que tu gagnes tes duels et que tu sois compact. On n’a pas le choix. On ne peut pas être qu’en réaction. Je sais qu’on a de la qualité. Le problème, c’est que quand tu es dans une telle dynamique, il faut se faire mal pour s’en sortir. Le championnat n’est pas terminé et on va se battre.
Quand je vois les victoires obtenues et dans quel état physique on a terminé, c’est ce qu’on doit faire à tous les matches. Je l’ai rappelé à plusieurs reprises. Se faire mal, cela veut tout et rien dire, mais cela signifie que tu dois terminer avec des crampes. Il faut que cela pète un peu dans le groupe. J’aimerais bien que cela pète un peu plus par moments. Car il faut haïr la défaite."