7 novembre 1979 : ASSE 6-0 PSV Eindhoven - 16e de finale retour de la Coupe UEFA

Le centième derby vu par Jérémie

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Inarrêtable dans la promotion de son autobiographie "Sans filet" à paraître le 22 mai aux éditions Marabout, Jérémie Janot est revenu sur l'inoubliable centième derby hier sur les ondes de RFI.

"Il y a une vraie rivalité. Depuis tout jeune, moi j'étais au centre de formation, les derbys c'étaient des matches hyper importants, les éducateurs nous disaient tout le temps : "il ne faut pas perdre contre Lyon, c'est hyper important, peu importe la manière." En pro, je suis tombé contre la génération la plus forte de Lyon, quand ils ont été sept fois champions de France. A chaque fois, ils étaient plus forts que nous. Et puis arrive ce centième derby. Moi j'étais persuadé que j'allais finir ma carrière en ne remportant aucun derby. Autant il y a eu des derbys où on les a mis en difficulté et où on aurait pu gagner, autant on est catastrophique tout le match. Il y a des sauvetages sur la ligne, je me dis qu'on va encore perdre en fin de match. Mais il y a ce coup franc extraordinaire de Dimitri Payet qui termine dans la lucarne. Je me dis "non, ils vont égaliser, ils ont trop d'occases" mais on gagne.

Et alors là, j'explose. Je dois attraper la mascotte, je dis à mon capitaine "viens, on va chambrer les supporters". Là il me prend et il me dit "non, rentre, toi !". J'étais possédé ce jour-là, franchement je ne pensais pas qu'on allait gagner ! Les supporters lyonnais, ils avaient pris une poupée gonflable, ils lui avaient mis une écharpe de l'ASSE autour du cou, et ils criaient "Janot vient chercher ta mère." Honnêtement, ça me faisait rire. Ils sont inventifs, c'est du folklore, c'est bon enfant. Je ne l'ai jamais mal pris. Dès que j'entrais à Gerland, ils prenaient un malin plaisir à m'insulter, à m'incendier, ils voulaient me faire perdre mes moyens. Ils y sont arrivés quelquefois au début. J'ai fait des gestes dont je ne suis pas très fier, je leur faisais des petits doigts, des petits bras. Aujourd'hui tu ne pourrais plus le faire."

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