7 novembre 1979 : ASSE 6-0 PSV Eindhoven - 16e de finale retour de la Coupe UEFA

Sous la surveillance des gendarmes

La Pravda de ce samedi évoque le climat pesant qui entoure le match que les Verts vont jouer à Nantes. Extraits.

"L'appel du coeur a été lancé mercredi, en fin d'après-midi, par mail. Près de 80 salariés et bénévoles du centre sportif Robert-Herbin de l'Étrat ont, selon un comptage du club, répondu au message de Valérie Semblanet, secrétaire de direction de l'AS Saint-Étienne, les invitant « à venir accueillir les joueurs afin d'afficher leur soutien, jeudi, à 10 h 45, au self-service ».

La rencontre a finalement eu lieu sur le terrain d'entraînement. Wahbi Khazri et Pascal Dupraz, capitaine et entraîneur des Verts, ont répondu à Thomas Granger, directeur de la communication, qui a parlé au nom de tous les salariés. Ce qui accrédite naïvement la thèse d'une opération montée de toutes pièces par la direction.

Jouer à Nantes constitue un sérieux obstacle à franchir. Pour autant, parvenir à arracher un résultat au stade de la Beaujoire ne relèverait pas de l'exploit du siècle. Bien que les Verts se retrouvent embourbés dans une série en cours d'un nul et de quatre dernières défaites, cela reste à leur portée. Pour peu qu'ils y croient et qu'ils en aient envie.

Pascal Dupraz a décidé d'écarter Ryad Boudebouz en raison de son comportement, et d'emmener ses joueurs à Nantes, dès vendredi matin. Le trafic aérien étant fermé de minuit à six heures du matin dans la région, ils ne reviendront à Saint-Étienne que dimanche matin.

D'ici là, leur hôtel demeurera sous la surveillance des gendarmes. Toutes les infrastructures du club (centre de l'Étrat, musée, boutique des Verts...) le sont également. Il appartient désormais aux joueurs de décider s'ils veulent rentrer chez eux sous escorte policière ou avec un premier ouf de soulagement poussé par tout le peuple stéphanois."