Il ne faut pas sauver le soldat Gourcuff !
Habituellement calme, le FC Lorient vit un début de saison agité. Sur le terrain où il ne brille pas (pourvu que ça dure) et en coulisses où le départ précipité et non souhaité de Lemina à Marseille a généré de fortes tensions entre le président Fery et Christian Gourcuff.
Interviewé par Ouest France, le président rappelle les priorités du club, et rappelle à l'entraîneur qu'il reste un soldat du club. Il n'est pas interdit d'imaginer que le plus beau melon des bancs de touche de L1 soit en danger. Extraits : "La priorité est de préserver l’avenir du FC Lorient en Ligue 1. Le reste est accessoire. J’ai donc demandé à chacun de se remettre en question. J’ai rappelé que notre effectif est au moins aussi bon que celui de l’an dernier. J’ai dû dire aux joueurs qu’actuellement chacun se pensait meilleur que ce qu’il était réellement. Pas un seul n’est au top de sa carrière. C’était un échange assez fort mais quand on est dans le dur, il faut se dire les choses (...)
J’ai eu l’occasion depuis mon arrivée au club, il y a quatre ans et demi, de montrer la grande confiance que j’ai dans le technicien (ndp² Gourcuff) que je considère hors pair (...) Je connais l’homme, c’est quelqu’un d’écorché vif mais que j’apprécie. Je pense que tous les présidents de clubs n’auraient pas souhaité travailler dans un cadre de confiance comme je le propose aujourd’hui. Après, ses déclarations, notamment les dernières, bien après « l’affaire Lemina », ont été maladroites. Je lui ai dit. Au-delà du soldat Gourcuff, il y a l’entreprise FCL. C’est la seule priorité. L’intérêt général prédomine sur l’intérêt personnel (...).
Tout le monde doit faire face à ses responsabilités. Le président assume les équilibres du club, l’entraîneur assume les choix d’effectif, les joueurs assument les résultats sportifs. Le FC Lorient a sa place en Ligue 1 : on est huitième ou neuvième si on cumule les résultats sportifs des cinq dernières années, on a le onzième budget de L1. On n’est pas digne du rang qu’on occupe actuellement (...).
On sait qu’on a un calendrier difficile. On ne va pas juger sur un match ou deux. Ce qui importe, c’est l’état d’esprit affiché par les joueurs à l’entraînement. Christian les sent concernés, il n’y a pas de tricheurs dans cette équipe. Maintenant, on a besoin de concret. On a quatre matches qui arrivent : deux à l’extérieur contre des grandes équipes (Saint-Étienne et Paris), deux à domicile contre des équipes également concernées par le maintien (Sochaux et Reims). Il faudra qu’on aille chercher six à huit points sur ces quatre rencontres. Si on fait mieux, parfait. Si on fait moins bien, ce sera inquiétant."