Passi passe ses diplômes
Les Verts ont redonné envie à Gérald Passi de travailler dans le milieu du foot, comme le reconnaît l'ancien milieu de terrain stéphanois lors d'un entretien publié aujourd'hui dans La Dépêche du Midi.
"Je vis à Annecy, en Haute-Savoie. Je suis en train de passer mon brevet d'état d'entraîneur. L'année dernière, j'ai été employé comme recruteur par l'AS Saint-Etienne. C'était une très bonne expérience. Je me suis dit qu'il fallait quelques connaissances supplémentaires pour l'entraînement, le recrutement, la perception des joueurs… J'ai mis ma société de design entre parenthèses pour me consacrer à mes diplômes d'entraîneur. Je me suis donné six mois pour arriver à décrocher ce brevet. Je verrai ensuite si des clubs me font des propositions.
Je n'avais pas tiré un trait sur le foot, disons plutôt que je m'en étais éloigné. J'ai travaillé dix ans dans le design, j'avais monté une société d'import-export. Et puis suite à des considérations d'ordre professionnel et familial, ma vie a un peu changé. Je me suis remis en question. J'ai eu l'opportunité de faire du recrutement de joueurs, ça m'a plu et je me suis réengagé dans cette voie-là.
Je n'ai pas de regrets, ce n'est pas dans mes habitudes. La seule chose qui laisse un doute dans mon esprit, c'est la carrière que j'aurais pu avoir si je n'avais pas été autant blessé. J'étais un footballeur, j'aimais ça. Tout ce qui m'intéressait, c'était le jeu. Je regrette tous les moments que je n'ai pas pu passer à jouer au foot. Regarder jouer les autres m'a presque traumatisé.
Le TFC, c'était la période la plus belle en tant que footballeur et post-adolescent. C'était l'insouciance. Je me souviens de l'accueil, humain voire familial, que m'avait réservé Marcel Delsol, le président du TFC de l'époque. Et puis c'était le début de ma carrière internationale. Les joueurs avaient de véritables liens entre eux. On avait tous le même âge, on a vécu une histoire commune. J'ai gardé des liens forts avec Despeyroux, Delpech, Oliver, Espanol, Huc, Durand… Parfois, on était capable de sortir du terrain pour faire jouer un copain ; aujourd'hui, ce serait inconcevable.
Comme j'avais brillé contre le Spartak de Moscou, on m'avait présenté comme le successeur de Michel Platini. Moi, je n'y ai jamais cru. Je savais qui était Platini, qui était Passi. Je ne suis jamais rentré dans son costume, ni dans la tête ni sur le terrain. Il faut rester soi-même. Personnellement je n'ai jamais ressenti de pression."