Nanard et Roro bientôt pacsés ?
Ils ont failli se foutre sur la tronche lors d'une réunion houleuse au sujet d'Elie Baup mais leur amour teinté d'humour est plus fort que tout ! Le vieux couple Nanard et Roro s'est dévoilé dans le France Football du 17 janvier. Extraits.
Roro : "En juin 2004, Bernard Caïazzo m'appelle, il savait déjà qui j'étais. C'est quelqu'un de curieux, très intelligent. On a sympathisé. C'est cette différence qui attire les gens. Si on était pareil on ne pourrait pas faire avancer les choses. On s'était disputé avec Bernard car on n'était pas pas d'accord à propos d'Elie Baup. Depuis 2010, on a trouvé notre façon de fonctionner, une vitesse de croisière. Les collaborateurs prenaient beaucoup de place. On dirige désormais le club en équipe. On va bientôt se pacser ! (Rires).
Au stade, Bernard se lève, moi je reste assis car je trouve que c'est ridicule si après on prend des buts. Je suis content à la fin quand je suis sûr du résultat. Bernard est très texto. Bernard parle beaucoup. Moi je suis plus réservé car je n'ai pas son instruction. Je l'écoute beaucoup mais, en même temps, je fais ce que j'ai envie de faire."
Nanard : "Je souhaitais m'appuyer sur quelqu'un de local. Dans mes affaires j'ai toujours été habitué à travailler à deux car il y a un dialogue qui s'instaure et cela permet d'échanger, comme dans un couple. Ce qui m'amuse, c'est que les gens disent "ils ne s'entendent pas". Mais est-ce-que l'on doit toujours avoir le même avis ? J'espère que non car, sinon, il n'y a pas d'échange. Roland est simple, mais c'est une qualité. Je n'ai jamais douté de Roland. J'ai quand même posé la question au juge lyonnais qui a instruit l'affaire Carvalho. Il m'a dit "On se doute bien que Roland Romeyer n'a pas dépassé soixante ans pour devenir malhonnête". J'ai soutenu Roland à 200%. Il m'a dit "Si ça te pose un problème je m'en vais" Et j'ai dit: "Hors de question que tu t'en ailles." Mon dernier enfant est né le 25 août comme Roland Romeyer. C'est un signe extrêmement important, une relation quasi fraternelle et de confiance inébranlable.
En janvier 2010, j'ai demandé à Roland de prendre la direction du club car la gestion de Vincent Tuong Cuong avait été trop dispendieuse. Je lui ai dit : "Il faut un gars pour gérer au quotidien". Il a la réputation d'être pingre, mais mieux vaut un mec pingre qui gère bien le club. Dix-huit mois plus tard, on est revenu à l'équilibre financier. Gérer à deux n'est pas possible si les rôles ne sont pas répartis. J'ai dit à Galtier : "Si un jour Roland te dit blanc et moi bleu, c'est blanc qui compte." On se parle au moins cinq fois par jour. Roland est la personne au club qui répond le plus souvent. Je veux que les collaborateurs aient un seul interlocuteur, sinon ils font comme les gosses avec les parents. Monter à Paris lui donne des boutons, c'est une corvée comme pour Triaud. Il n'a jamais mis les pieds à l'UCPF, encore moins à la ligue. Roland et moi, on se dit que demain, si ça va mal, l'entraîneur, les employés changeront mais que nous, au final, on est sûr de se retrouver toujours au club.
Roland a un côté super économe et parfois pénible. Il a tendance à dire : "Tout le monde prend le train en deuxième classe". Mais on ne peut pas dire à Dominique Rocheteau de voyager en seconde. Roland a la fâcheuse manie de recevoir beaucoup de coups de fil une demi-heure avant les rencontres pour donner des places. On le chambre en lui disant d'aller s'installer aux guichets !"