7 novembre 1979 : ASSE 6-0 PSV Eindhoven - 16e de finale retour de la Coupe UEFA

Wallemme et le dictateur suprême

Sélectionneur du Congo-Brazzaville depuis quatre mois, Jean-Guy Wallemme revient aujourd'hui dans La Voix du Nord sur son expérience d'entraîneur au RC Lens. S'il fait son mea culpa, l'ancien capitaine de l'ASSE en profite également pour tacler ses anciens joueurs et son successeur (Bölöni).

"J'ai ressenti une immense déception. Monter un projet sans pouvoir aller au bout, c'est frustrant. Ça ne s'est hélas pas passé comme je l'aurais souhaité. Je m'attendais à deux années difficiles après notre remontée, mais pas à ça. Il y a eu plein de choses, notamment l'attitude des joueurs... Quand tu ne vois pas le bout de l'aventure, tu n'as pas envie de continuer avec ces "bagarres" . À la longue, ça devient pesant. J'aurais dû taper du poing sur la table, quitte à passer pour un con !

Je savais que le niveau d'exigences est forcément plus élevé quand on travaille chez soi. On vous en demande plus. Malgré la remontée, il fallait que je prouve encore. Ça n'a pas collé, mais je ne me voyais pas demander un gros chèque à Gervais alors que j'étais partie prenante du projet qui venait d'échouer. Ensuite, tu prends quelqu'un plus rigoureux en apparence que Jean-Guy Wallemme. Mais taper sur les joueurs tous les jours, ce n'est pas non plus la solution. En tout cas, moi, je ne me suis jamais pris pour le dictateur suprême !"