Roussey attend Sion
Laurent Roussey (Lausanne Sport) reçoit son ancien club (FC Sion) ce soir au stade olympique de la Pontaise. Le quotidien Le Matin a recueilli les propos de l'ancien entraîneur stéphanois avant ce choc de la 5ème journée du championnat suisse. Extraits.
"En début d’année, on envisageait tous que je sois encore à la barre du FC Sion une année de plus pour essayer d’aller chercher le titre. Et me voilà aujourd’hui à Lausanne. Je regarde ce qui se fait à Sion avec plaisir, et je remarque aussi que les erreurs du passé ont été rectifiées. On a souvent parlé avec Christian Constantin de faire de cette équipe un champion en puissance. Aujourd’hui, Sion a plus d’arguments offensifs et un leader (Gattuso) que je ne possédais pas. Mais je n'ai pas de regrets. Quand je prends une décision, je m’y tiens. J’aurais bien aimé jouer le titre avec Sion aujourd’hui. Mais la vérité est autre. Et je m’investis pleinement pour Lausanne. Pour lutter contre la relégation? Ceux qui me connaissent savent que ce n’est pas dans mon tempérament de raisonner comme cela. Je vise toujours à réaliser le meilleur championnat possible. Mais les réalités des deux clubs sont différentes.
Pendant plus de 400 jours, j’ai côtoyé le Christian qui était un président pouvant et voulant devenir champion. En peu de temps, il est devenu le Christian dont tout le monde me parlait, mais que je ne connaissais pas, un président empreint de stress, d’inquiétude, de peur aussi. La défaite en demi-finale de Coupe a marqué un tournant. Avec Christian, on a vécu des défaites ensemble, et souvent c’est lui qui venait me remonter le moral. Mais cette élimination en Coupe a changé les choses. Le contact régulier que nous avions a disparu, et notre complicité s’est étiolée. Quand je lui ai expliqué les raisons qui me poussaient à partir, Constantin était mort de rire (sic!). Mais ma décision était prise."