7 novembre 1979 : ASSE 6-0 PSV Eindhoven - 16e de finale retour de la Coupe UEFA

Jean-Guy tacle Bafé

La Voix du Nord publie aujourd'hui une interview de Jean-Guy Wallemme.

L'entraîneur lensois évoque d'abord sa carrière stéphanoise :

"Quand j'étais môme, moi aussi j'avais rêvé en regardant les Verts. Alors, jouer là-bas, avec le maillot vert sur le dos et dans ce stade Geoffroy-Guichard, ce fut une expérience formidable ! Après Robert Nouzaret et John Toshack, les joueurs avaient souhaité que je m'investisse à la tête de l'équipe, tout en demeurant sur le terrain. Même si Rudi avait été déçu, lui qui occupait déjà les fonctions d'adjoint, de ne pas être choisi, la formule avait plutôt bien fonctionné. Mais tout s'est soudain gâté avec l'affaire des faux passeports. Un samedi, nous étions treizièmes, le mardi suivant, on nous retirait sept points et nous tombions à la 19e place." 

Jean-Guy Wallemme confie ensuite ses impressions sur la situation actuelle de l'ASSE :

"Voir les Verts là me désole. Ça me fait bien sûr penser à Lens qui, la saison dernière, vécut aussi une rude dégringolade. Je n'ai pas l'impression que les joueurs stéphanois soient conscients de la situation. Ils comptent peut-être sur leur talent présumé pour sortir de l'ornière et ils se renvoient mutuellement le ballon. Or, on sait que dans ces cas-là, le talent ne suffit pas. On se dit qu'on va s'en sortir et les points filent. Et puis, sont-ils en phase pour décréter l'état d'urgence ? Certains doivent sûrement penser à leur carrière. Je ne vois pas de guerriers à Saint-Étienne.

En matière de talents, Saint-Étienne est sans doute l'équipe la mieux lotie du groupe des mal classés. Mais... Un gars comme Gomis qui a signé un nouveau contrat du feu de Dieu, n'est plus aussi performant. Ce n'est pas anodin. Sans être aigri rétrospectivement, je m'interroge cependant sur ses envies profondes. Quand on gagne autant d'argent, on n'est plus sur la même planète ! À ce tarif-là, je ne suis pas sûr non plus qu'un joueur ait la rage pour sauver son club coûte que coûte. Par ailleurs, le fait d'avoir deux présidents ne me semble pas opportun. Deux décideurs, ce n'est jamais évident à gérer..."