Alonzo prend des gants
Jérôme Alonzo prend des gants quand France Football l'invite à désigner le meilleur public de France...
"Mon pire souvenir ? c'est ma blessure au Stade de France avec Saint-Etienne contre le Red Star, le 11 mars 1999. A l'époque, j'étais arrivé à un niveau de maturité et de technique super intéressant, la montée était quasiment acquise, je venais de prolonger mon contrat avec Saint-Etienne... Et je me broie la cheville. C'est une vraie douleur physique et psychologique. C'était une triple fracture tibia-malléole-péroné, avec arrachement du ligament interne : sept mois d?arrêt. C'et quasiment là que s'arrête mon histoire avec les Verts, et dieu sait ce qui ce serait passé après sans cette blessure. On ne peut jurer de rien, mais c'est un premier tournant.
OM-PSG-ASSE, qui a le meilleur public ? C'est la question qu'on me pose le plus souvent. C'est vrai que faire chronologiquement, Marseille, Saint-Etienne et Paris... La facilité serait de dire Paris, parce que c'est là où j'ai passé le plus de temps et où j'ai fait mes plus gros matches, mes meilleures saisons. Mais c'est plus complexe que ça, parce que j'ai eu la chance de jouer dans l'ancien Vélodrome. Et ça foutait vraiment les jetons ! Ça sentait la sueur, c'était vraiment une arène. J'ai vu des mecs arriver là et se décomposer. En plus à l'époque j'avais quelques poètes dans l'équipe, genre Jambay, Dib, Casoni, Cascarino... J'ai aussi un souvenir avec Saint-Etienne, en 1998-99, l'année de la montée, où on joue deux matches dans la semaine, face à Valence et Gueugnon, avec 33 000 spectateurs de moyenne ! Pour deux affiches pourries ! C'était extraordinaire. J'ai vécu des instants de fou partout. Au niveau de la folie quotidienne, je mettrais dans l'ordre : Marseille, Paris et Saint-Etienne. C'est difficile de choisir, parce que ce sont trois clubs qui m'ont apporté tellement. Au niveau des publics c'est... Pfff, rien que d'en parler, je me sens privilégié."