7 novembre 1979 : ASSE 6-0 PSV Eindhoven - 16e de finale retour de la Coupe UEFA

Bathenay est dessous Metsu

Dominique Bathenay aime le Golfe et le golf, comme l'atteste un entretien publié hier dans La Voix du Nord. Extraits.

"Je viens d'arriver au Qatar. J'avais travaillé déjà aux Emirats avec Bruno Metsu. On se connaissait un peu pour s'être croisés jadis sur les terrains. Il a le même âge que moi (57 ans). Ça a tout de suite bien fonctionné entre nous. C'est donc une suite logique de se retrouver ensemble à Al-Gharrafa. C'était sa volonté mais aussi la mienne. Bruno, c'est le boss. Il décide, il oriente, il tranche. On discute ensemble mais la responsabilité finale lui incombe toujours. Comme il est exposé, le rôle de l'assistant est de l'aider au maximum pour qu'il se sente bien. Par exemple, on lui dit parfois de faire attention à certaines choses.

J'ai entraîné en France mais je suis allé aussi aux Seychelles après avoir "fait" Nîmes, Sedan et avoir observé quelques pauses inhérentes au métier. Entraîner, c'est complètement différent. Tous les joueurs le disent quand ils franchissent le pas : maintenant, ils comprennent mieux les entraîneurs qu'ils ont eus ! Faire des choix, gérer des egos, ce n'est pas simple. L'entraîneur vit dans la durée alors que le joueur, lui, est plus dans l'instantané. C'est comme dans toutes les entreprises : en rentrant chez eux, les employés se posent, tandis que le boss, au bureau, est déjà dans ce qu'il va faire le lendemain.

Je ne reviens pas trop en arrière mais je me dis parfois : tiens, avec Herbin, on faisait ça. On apprend quelque chose de tous les entraîneurs. Saint-Etienne a marqué les esprits. Ce n'est pas un souvenir encombrant, ça flatte plutôt. On prend forcément du plaisir à voir les gens se souvenir encore de nous alors qu'on a beaucoup changé ! Avec les anciens de Saint-Etienne, on se voit au moins une fois par an. Et comme on ne peut plus jouer au foot, on joue au golf ! Mais j'ai régulièrement au téléphone Rocheteau, Bereta, les Revelli, Santini..."