Anto dans la Bible
Entraîneur de L1 en activité le plus expérimenté (il fêtera demain son
500ème match dans l'élite), Frédéric Antonetti s'est longuement confié
dans la dernière édition de France Football. Extraits.
"Si, au bout de 500 matches, j'ai appris quelque chose, c'est que ce sont toujours les gros clubs qui ont le bon arbitre avec eux. Ça se gagne, aussi. J'ai entraîné Bastia, Nice, je sais de quoi je parle. Quand j'étais à Bastia, je demandais d'abord aux arbitres de ne pas inventer de faute à mon équipe
(…)
Je n'ai jamais été viré ! A Nice, ce n'est pas passé loin, mais non. Pourquoi ? Essentiellement, parce que j'ai toujours eu les joueurs derrière moi. Je n'ai pas toujours eu les dirigeants de mon côté, mais les joueurs, si.
(…)
C'était très difficile d'entraîner à Bastia. On est monté assez haut, mais pas assez pour certains responsables locaux… Donc je suis parti. Nice aussi est difficile, une ville particulière. Saint-Etienne également, avec plein de chapelles. Rennes n'est pas le plus difficile. Pour le travail, c'est le plus facile, tout est organisé au quart de tour. C'est formidable.
(…)
En vingt ans, je n'ai gagné aucun titre ? Ceux qui sont passés après moi à Bastia, à Saint-Etienne et à Nice, ils ont fait mieux ou moins bien que moi ? A Rennes, je n'ai rien gagné, mais quand je regarde les graphiques des autres entraîneurs de l'ère Pinault, c'est drôle, je préfère les miens ! Maintenant, c'est vrai je n'ai rien gagné et c'est devenu une obsession. C'est un manque, je le reconnais.
(…)
Chez les Bleus, à chaque rassemblement, il y a au moins trois à cinq joueurs que j'ai sortis, c'est une satisfaction. J'ai donné sa chance à Bafé Gomis à Saint-Etienne : il voulait jouer numéro 10, je lui ai dit de ne pas me casser les bonbons et d'aller devant.
(…)
Je vis une belle saison avec le groupe le plus agréable de mes quatre années au Stade Rennais. Le plus sympa, le plus attentif au travail. Je n'ai pas dit le meilleur. Rennes possède une marge de progression avec de belles perspectives. Même si en championnat on est décrochés, on n'est pas largués, on sera dans le coup jusqu'à la fin. Il y a cette finale de la Coupe de la Ligue à jouer face à Saint-Etienne, qui est meilleur que nous et a davantage de marge de manœuvre que nous."
"Si, au bout de 500 matches, j'ai appris quelque chose, c'est que ce sont toujours les gros clubs qui ont le bon arbitre avec eux. Ça se gagne, aussi. J'ai entraîné Bastia, Nice, je sais de quoi je parle. Quand j'étais à Bastia, je demandais d'abord aux arbitres de ne pas inventer de faute à mon équipe
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Je n'ai jamais été viré ! A Nice, ce n'est pas passé loin, mais non. Pourquoi ? Essentiellement, parce que j'ai toujours eu les joueurs derrière moi. Je n'ai pas toujours eu les dirigeants de mon côté, mais les joueurs, si.
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C'était très difficile d'entraîner à Bastia. On est monté assez haut, mais pas assez pour certains responsables locaux… Donc je suis parti. Nice aussi est difficile, une ville particulière. Saint-Etienne également, avec plein de chapelles. Rennes n'est pas le plus difficile. Pour le travail, c'est le plus facile, tout est organisé au quart de tour. C'est formidable.
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En vingt ans, je n'ai gagné aucun titre ? Ceux qui sont passés après moi à Bastia, à Saint-Etienne et à Nice, ils ont fait mieux ou moins bien que moi ? A Rennes, je n'ai rien gagné, mais quand je regarde les graphiques des autres entraîneurs de l'ère Pinault, c'est drôle, je préfère les miens ! Maintenant, c'est vrai je n'ai rien gagné et c'est devenu une obsession. C'est un manque, je le reconnais.
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Chez les Bleus, à chaque rassemblement, il y a au moins trois à cinq joueurs que j'ai sortis, c'est une satisfaction. J'ai donné sa chance à Bafé Gomis à Saint-Etienne : il voulait jouer numéro 10, je lui ai dit de ne pas me casser les bonbons et d'aller devant.
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Je vis une belle saison avec le groupe le plus agréable de mes quatre années au Stade Rennais. Le plus sympa, le plus attentif au travail. Je n'ai pas dit le meilleur. Rennes possède une marge de progression avec de belles perspectives. Même si en championnat on est décrochés, on n'est pas largués, on sera dans le coup jusqu'à la fin. Il y a cette finale de la Coupe de la Ligue à jouer face à Saint-Etienne, qui est meilleur que nous et a davantage de marge de manœuvre que nous."