Il a des états d'âme Eric !
Auteur d'une première partie de saison décevante, Eric Bauthéac se confie aujourd'hui dans Nice-Matin. Morceaux choisis.
"J’ai manqué le premier match à Rodez et disputé les trois suivants sur une jambe, à même pas 50 % de mes possibilités. Ensuite, une IRM a montré que j’avais une fissure au péroné et une grosse entorse à la cheville, ce n’est pas rien tout de même. J’aurais dû dire stop avant. Mais j’ai pensé que la blessure n’était pas grave et que ça irait mieux. J’ai voulu forcer. C’est aussi de ma faute. Je l’ai regretté, car j’ai loupé les quatre matches suivants, avant de revenir sur le banc contre Paris FC, fin septembre.
J’ai mis deux ou trois matches à me roder, je jouais avec un peu d’appréhension, à cause de ma cheville. Je ne me reconnaissais pas sur le terrain. Je ne me sentais pas à l’aise. Depuis deux mois, ça va de mieux en mieux. À Creteil, contre Gueugnon et à Troyes, j’ai fait des bons matches. Aujourd’hui, ça va cent fois mieux ! Le coach, Albert Emon, m’a placé en milieu axial pendant les matches amicaux et en début de saison. Je n’avais jamais joué là auparavant. Depuis Créteil, en novembre, je rejoue à gauche, mon vrai poste, le coach l’a vu. Sincèrement, je préfère. J’ai toujours joué là. Dans l’axe, j’avais l’impression de ne pas toucher assez le ballon, que mes déplacements n’étaient pas bons. À gauche, je vais faire ce que je sais faire, déborder, provoquer et centrer pour le grand (Koller).
Moi je pensais qu’on allait survoler le championnat. Parce que franchement, on n’est pas un club de National... La montée ? Ce n’est pas mort : l’an passé, on avait 19 points à la trêve. Et si Louhans ne repart part, on reprend déjà deux points sur les équipes de tête. Il faut être plus agressif. L’an passé, on était un peu plus à jouer notre vie sur le terrain. J’ai l’impression qu’on n’est pas tous comme ça cette saison. Bien sûr je me pose des questions. J’ai encore été approché par des clubs de L2, dont un de haut de tableau. Mon ambition, c’est de jouer au moins en L2. L’été dernier, j’ai resigné pour trois ans à Cannes, mais avec des clauses... Si Cannes ne monte pas cette saison ? C’est trop tôt pour répondre à cela..."