7 novembre 1979 : ASSE 6-0 PSV Eindhoven - 16e de finale retour de la Coupe UEFA

Esprit vert, es-tu là ?

Plusieurs grandes figures de l'ASSE évoquent "l'esprit vert" aujourd'hui dans France Football.

Robert Herbin : "L'essentiel, c'est la solidarité, la générosité dans l'effort. A Saint-Étienne, plus qu'ailleurs, une équipe ne vaut que par ses qualités collectives. Je suis heureux de voir que les gars ont enfin compris que le foot, ça se joue surtout avec ses partenaires. Il faut donc d'abord être exigeant avec soi même, tout en essayant de transmettre [cette qualité] à ses équipiers. Christophe Galtier ne me paraît pas étranger au développement de ces vertus-là depuis son arrivée."

Jean-Michel Larqué : "On était bien dans la ville, bien dans le club, bien avec ce public, bien entre nous et, ce qui est sans doute la conséquence de tout ça, bien sur le plan des résultats. On était tous persuadés qu'ailleurs, ça ne pouvait être mieux. Et si Hervé Revelli est parti à Nice, il est revenu un an après. Nous étions si bien que nous sommes tous restés dans ce club dix ou douze ans." 


Jean Castaneda : "Longtemps, Saint-Étienne a été la banlieue de Lyon. Mais, avec le foot, la cité s'est émancipée. C'est une ville ouvrière, où tout le monde bosse dur pour s'en sortir, aujourd'hui encore. Alors, quand tu joues pour les Verts, tu dois travailler dur, mouiller le maillot. Tu dois être une sorte d'exemple. Si tu le fais, tu seras forcément soutenu par le public. Ici, les gens sont chaleureux et sympathiques, d'ailleurs tous les joueurs qui sont passés à Saint-Étienne en gardent en souvenir indélébile. A la fin, on veut même y rester."

Patrick Guillou : "Ici, il faut respecter le club, l'institution, son histoire et ses supporters. L'ASSE, c'est le poumon de la ville. Quand tu signes ici, tu dois comprendre ce passé, ce contexte. Le maillot vert, c'est comme le maillot bleu, il appartient à tout le monde. Les valeurs locales, c'est le don de soi, le travail, le dynamisme et le partage. Moi, j'étais un besogneux, c'était mon fonds de commerce, j'allais au mastic. Et comme à Saint-Étienne, il ne faut jamais tricher... C'est aujourd'hui encore ma terre d'adoption. Ce club marque au fer vert."

Jérémie Janot : "Pour moi, être vert, c'est la combinaison de trois choses : l'humilité, le travail et le talent. Et comme on ne peut pas être tous talentueux, je dis aussi : humilité, travail, combat. Ces trois facteurs verts font une bonne équipe."