7 novembre 1979 : ASSE 6-0 PSV Eindhoven - 16e de finale retour de la Coupe UEFA

Coupet, arrêt de jeu (3)

Troisième extrait d'Arrêt de jeu, autobiographie de Grégory Coupet parue ce mois de mai aux éditions du Rocher.

"Sainté, c'est une ville de football comme il y en a peu en France. Et même lorsque tu es au centre de formation, on te repère. Lorsque tu es en cours, les autres savent que tu fais partie du club. Et là, tu n'es plus n'importe qui ! Tu es du centre de formation, les gens te reconnaissent dans la rue. En début de saison, il y a un supplément du journal des Verts qui est intégré dans Le Progrès avec toutes les photos des jeunes. Tu es aussitôt confronté au regard des autres. C'est effrayant au début mais ça te montre à quel point les Stéphanois sont proches des joueurs qui les représentent. C'est une vraie chance car tu es responsabilisé très tôt.

A l'époque, je n'entretiens aucun rapport avec les joueurs professionnels. Ma bande de potes, personne ne la connaît encore. Il y a Stéphane Santini, Christophe Médaillon, Sébastien Perez, Lionel Potillon, Pierre Bastou, Fabrice Manucci, Jérôme Four. On a tous conscience du privilège qu'on a de porter le maillot vert, de voir des supporters à chacun de nos matches. Mais notre grand bonheur intervient surtout le samedi soir, tous les quinze jours, à l'occasion des matches à Geoffroy-Guichard. Tous les jeunes du centre se mettent aux fenêtres des chambres et regardent les supporters arriver. On observe ensuite les joueurs et on a tous qu'un seul rêve : devenir comme eux. On meurt d'envie d'entendre le speaker de Geoffroy-Guichard prononcer son nom à la composition des équipes."