Sus aux gorgones et aux louloutes !
Avant d'affronter les louloutes de Montpellier en finale du Challenge de France le 21 mai (18h00) Poitiers, les filles de l'ASSE ont un autre challenge à relever : faire enfin chuter les vilaines ! Les championnes gorgones se déplaceront ce dimanche à Léon Nautin (Etivallière) en match en retard du championnat. Devenu l'un des meilleurs spécialistes du football féminin, le potonaute TIB a interviewé la Stéphanoise Deborah Taghavi avant ce derby pour le site Foot Féminin. Extraits.
"Les deux équipes seront surmotivées pour l'emporter. Et nous encore plus. Il faudra bien défendre et les presser pour les empêcher de construire car elles vont sûrement essayer de nous faire courir (rires). On va éviter le jeu long, les passes dans les intervalles... Elles sont un cran au dessus, leur équipe est vraiment plus mature. Les filles s'entraînent tous les jours, c'est leur métier. Elles ne font que ça, c'est ce qui fait la différence avec nous. On étudie alors qu'elles sont deux fois par jour sur le terrain, elles évoluent donc deux fois plus vite que nous (...) Un match reste un match, elles ont parfois été accrochées et puis un derby, ça reste différent. On ne sait jamais ce qui peut se passer, on va se battre, on va essayer d'aller chercher un match nul. De toute manière, c'est plutôt un bon entraînement pour la suite, ça va vraiment nous motiver et nous permettre de voir de quoi on est capable. On est déjà allé loin en Challenge, on est capable de faire de grandes choses mais je pense qu'elles sont encore un niveau au-dessus de nous.
Il y a pas mal d'anciennes Lyonnaises qui jouent à Saint-Etienne. Il y a beaucoup de respect entre les filles. La base du football, c'est le respect : tout se passera bien. J'ai joué à Lyon cinq ans, mais comme ça fait trois ans que je suis à Saint-Étienne, ils m'ont bien mis dans la tête que le derby stéphanois était plus important. Je trouve qu'à Lyon on en parle un peu moins. A Saint-Étienne, c'est vraiment le derby, on voit que les filles sont dedans. Pour les vraies Stéphanoises, c'est vraiment un match différent, c'est très important pour elles. Le derby, il faut le gagner, il faut être des « tueuses » sur le terrain, alors qu'à Lyon, on voyait ça d'un oeil différent. A Saint-Étienne, il faut se battre du début à la fin, le derby, c'est un peu comme une finale."