7 novembre 1979 : ASSE 6-0 PSV Eindhoven - 16e de finale retour de la Coupe UEFA

Julien le pingouin

Dans une interview diffusée hier sur OGC Nice TV, Julien Sablé se remémore son premier hiver dans le Forez avant de donner son avis sur les mutins de Knysna.

Tu es marseillais, d'être à Nice, ça ne te change pas trop ?
C'est surtout que cela faisait très longtemps que je n'étais pas revenu dans le sud, puisque j'ai connu St-Etienne, puis Lens.  Au premier hiver ça été terrible ! Ma mère est monté en urgence pour me ramener une veste ! Moi j'étais en petit débardeur de marseillais, je voulais faire le malin et je ressemblais à un pingouin après ...

Tu en as pensé quoi de l'équipe de France ?
On se remet en cause. Je ne pense pas que cette histoire va aider à améliorer l'image du footballeur. Après, je pense que c'est la société, l'équipe est à l'image de la société.  Ce qui est difficile pour un footballeur, qui a fait un centre de formation, c'est qu'il n'est pas prêt à gagner beaucoup d'argent ! On en prend conscience trop tard, quand on arrive à 30 ans. A 20 ans, on pense tout connaître. Ce qui s'est passé avec l'équipe de France c'est inadmissible mais en tant que joueur professionnel, je sais qu'on est capable de faire de grosses erreurs, des bêtises plus grosses que nous car on est enfermés dans notre bulle et qu'on a un manque de savoir, de la vraie vie. Depuis 14 ans, on nous met dans un cocon, regardez encore là, pour faire cette interview, on me prend par la main, on me fait traverser par le service... C'est une question de connaissance, et dans le foot on ne nous laisse pas le temps d'avoir ces connaissances, tout ce qu'on nous demande, c'est d'être bon sur le terrain.