Paga à nu ! (14)
A Sainté, Laurent Paganelli ne caressait pas que le ballon... Quatorzième et dernier extrait de son autobiographie "Paga à nu" (éditions du Rocher, 2009).
"Je me souviens de notre Jeanine nationale à Saint-Etienne. Elle faisait des passes toutes la nuit et, si elle avait le niveau international, elle ne touchait pas la prime. On y est tous passés : notre premier but, c'est avec elle qu'on l'a marqué, même si on ne s'en est jamais vantés. Il n'y avait pas de tour d'honneur après notre exploit, c'était plutôt la minute de silence, mais après la rencontre...
Il paraît que faire l'amour avant un match, ça te coupe la chique le lendemain sur le terrain. Chaque "exploit" est estimé à un footing de sept kilomètres. Personnellement, j'ai souvent plus couru la veille que le jour du match... Il y a des positions que tu ne peux pas te permettre si tu veux éviter l'élongation. C'est pour cela qu'un footballeur est souvent jugé un mauvais coup. Et c'est peut-être aussi pour cette raison qu'il en met le lendemain, sur le terrain.
A Saint-Etienne, on s'échangeait les copines comme les ballons sur le terrain. Il y avait même des transferts en cours d'année. Certaines allaient voir nos copains lyonnais : on était loin de la rivalité excessive qui existe aujourd'hui entre les deux clubs."