6 novembre 1974 : ASSE 5-1 Hajduk Split (ap) - 8e de finale retour de C1

Ruffier à la porte !

Avant de défier l'OM ce soir au Vélodrome, Stéphane Ruffier se confie aujourd'hui dans Le Parisien. Extraits.

"On ne peut pas tout effacer parce qu’on a perdu deux matchs d’affilée à domicile. On a fait une très bonne première partie de saison. On connaît un passage à vide maintenant. C’est toujours compliqué, mais il ne faut pas tout remettre en question. Il n’y a pas de frustration. Nos attaquants ont un peu perdu confiance, mais on a l’effectif nécessaire et ça va revenir. Nous avons été meilleure attaque à un moment, c’est juste un passage à vide.

Etre comparé à une Ferrari, c’est sympa de la part du président, mais ça reste son terme à lui. Cela ne m'a pas déstabilisé. Ce n’est pas parce qu’on m’appelle la Ferrari que je vais avoir la pression. C’était juste un trait d’humour. Si ça me met la pression, ce n’est plus la peine que je joue au foot. Ce que dit Aulas, je m’en fiche. Il peut raconter ce qu’il veut.

Steve Mandanda est en équipe de France et, moi, je suis à la porte. Je n’ai pas de sentiment d’injustice à partir du moment où le sélectionneur fait ses choix. C’est à moi de lui mettre le doute. Je ne me trouve pas plus fort que les gardiens en place, mais pas moins fort non plus. Me sentir inférieur, ce serait une faiblesse. Tous les joueurs sélectionnés ne viennent pas des plus grands clubs du monde. Je n’ai pas la même vision que les journalistes, je ne suis pas en train de chercher des explications.

Je serai à Saint-Etienne en janvier. L'été prochain ? L'intérêt de Monaco ? On n’en est pas là. Monaco va devenir un club avec beaucoup d’argent, il va rivaliser avec Paris. Son objectif est de remonter en Ligue 1 et d’atteindre la Ligue des champions. Ce sont de grosses ambitions qui sont à la taille du club. Oui, j’ai été formé là-bas et c’est un club qui me tient à cœur, mais n’essayez pas de chercher des trucs pour dire que je vais partir."