6 novembre 1974 : ASSE 5-1 Hajduk Split (ap) - 8e de finale retour de C1

Un max de sifflets

Sifflé lors de son dernier match à Geoffroy-Guichard, Max Gradel réagit aujourd'hui dans Le Progrès.

"Même si tu perds 4-0, les supporters en Angleterre savent que tu as tout donné. Ils seront toujours là pour toi. Contre Lorient, c’est vrai qu’on n’arrivait pas à jouer. On perdait tous les ballons, ce n’était pas beau à voir. Mais personnellement, j’ai été surpris d’entendre des sifflets quand on est revenu sur le terrain en seconde période. Je l’ai été d’autant plus qu’ils font partie des meilleurs supporters en France. Il n’y a rien de plus dégoûtant et déstabilisant. Moralement c’est dur. Tu n’as plus de soutien. Ça ne te donne plus envie… Que ça siffle après le match, je comprends. C’est de la déception. Mais pendant le match et jusqu’à la fin, on a besoin d’encouragements. Cette saison, on les a habitués à du beau jeu, à marquer des buts. Mais il faut être réaliste. En football, ça ne peut pas toujours bien se passer. Le club, le staff, les joueurs, les supporters, on doit tous être solidaires. Ce n’est pas quand tout va bien qu’on doit l’être, c’est dans les moments difficiles qu’il faut être tous ensemble. Je peux comprendre la frustration de nos supporters, c’est normal, mais on a besoin d’eux. Il faut qu’ils sachent que dans de telles circonstances, on est plus déçu qu’eux."