Faouzi, les Verts avant les Verts
Dans le trihebdomadaire algérien Le Buteur, Faouzi Ghoulam rappelle aujourd'hui ses priorités : l'ASSE passe avant une éventuelle sélection en équipe d'Algérie. Extraits.
"Mon refus de faire toute déclaration à la presse ces derniers temps ? Franchement, j’étais saturé. Je recevais beaucoup d’appels inopportuns et à un moment donné, j’avais préféré éteindre mon portable pour me concentrer exclusivement sur mon travail. Je suis arrivé à une étape où je dois redoubler d’efforts. C’est plus important que de blablater dans la presse.
Le Ramadan ? C’est vrai que ça m’arrive de ne pas jeûner, notamment lorsque nous avons du biquotidien. Avec l’intensité de l’effort, il m’est impossible de supporter. Sinon, les autres jours, je n’éprouve aucune difficulté à jeûner, d’autant que je le fais avec plaisir et conviction. L'entraîneur est venu m’en parler à deux reprises. Il m’a expliqué que rester sans manger toute la journée après autant d’efforts m’expose aux blessures. Le médecin du club aussi. J’ai donc décidé de ne pas jeûner lorsque nous avons du biquotidien ou un match de championnat.
Nous avons remporté nos deux premiers matches. J’espère que les choses continueront à évoluer dans ce sens. En tous les cas, on est tous motivés à réaliser une grande saison. Je pense avoir été bon. Je le dis comme ça, car je ne suis pas du genre à me vanter. Je n’aime pas ça. Je préfère laisser ce soin aux spécialistes. J’aime plutôt entendre les « bravos » du coach. C’est plus crédible et franchement, ça me motive.
Je n'ai aucun contact avec la fédération algérienne de football. J’ai reçu un coup de fil de la part d’un responsable de la sélection olympique. C’est le seul contact qu’il y avait. Depuis, rien… Je sais seulement que nous avons évoqué le sujet sans pour autant aller au fond des choses. Mon avenir en sélection ? Franchement, je n’ai pas du tout envie de parler de ça en ce moment. Je l’ai déjà dit dans votre journal lorsque vous m’aviez contacté le mois d’avril dernier. Je n’y pense pas pour le moment. Tout ce qui m’intéresse à l’heure qu’il est, c’est de réussir une bonne saison en club.
Lorsque je m’imposerai à Saint Etienne, il me sera facile de faire mon choix. Ce choix ne m’est pas offert actuellement puisque aucun des deux pays ne m’a proposé de porter ses couleurs (Rires). Lorsque j’aurais fait mon trou en club, là je prendrai mon temps pour réfléchir à la situation. Je ne renie pas mes origines. Mon père est algérien. J’ai de la famille là-bas, mais je suis né et j’ai grandi en France et, de ce fait, je ne peux que me sentir français."