Un Omar à l'armoricaine
Coéquipier de Guirane N'Daw et Bayal en sélection sénégalaise, Omar Daf aurait pu les rejoindre dans le Forez à l'intersaison mais il en pinçait plus pour Brest. Pièce maîtresse de la meilleure défense de L1 (4 buts concédés en 10 journées), l'ancien Lionceau s'est confié au quotidien gratuit Métro avant la réception des Verts.
"Ce qui nous caractérise, c'est la complicité et la communication. On se parle beaucoup et ça nous permet d'éviter les petites erreurs et ça nous aide à être complémentaires. La saison dernière, on était déjà la meilleure défense en Ligue 2 et les dirigeants ont compris qu'il fallait conserver l'effectif, comme un gage de sécurité. On se connait bien, on est quelques internationaux et on rentre sur le terrain avec toujours beaucoup d'humilité. On est là, les uns derrière les autres : quand un gars y va, il sait qu'il peut compter sur les trois autres pour couvrir. Un groupe soudé, c'est rassurant.
Pour Alex Dupont, il ne faut pas faire les choses à l'envers. D'abord, il faut bien défendre et après jouer. Il ne faut pas se tromper : on développe notre jeu qu'après s'être assuré de bien défendre. Son message a été bien compris et on essaie d'être le plus discipliné possible. Tous les matins, on se retrouve au stade à partir de 8 h 30, on prend le petit-déjeuner tous ensemble. Je pense que c'est important pour l'état d'esprit, la cohésion et l'ambiance dans le groupe. Il faut qu'on garde ça. Alex Dupont nous a dit qu'on avait le droit de ne pas être bon parfois mais pas celui d'arriver au stade en faisant la tronche. Personne n'est indispensable, individuellement, on n'est pas grand-chose. Il faut qu'on continue à prendre du plaisir, mais en gardant les pieds sur terre. On a un groupe sain. Mais la chute, ça peut aller très vite. Il n'y a pas de divas chez nous, il y a des bons joueurs mais ce qui fait notre force, c'est la simplicité. Il ne faut pas se prendre pour autre chose que ce que l'on est.
J'ai passé douze ans à Sochaux, j'étais en fin de contrat et le discours de Corentin Martins m'a séduit. Le SB avait l'ambition de retrouver la L1 malgré dix neuf ans passés en L2. La montée s'est faite tout de suite. Et à la fin de la saison dernière, j'avais été contacté par Saint-Etienne, mais j'ai décidé de poursuivre avec Brest. Moi, je ne me fixe aucune limite, j'essaie d'être professionnel le plus possible en me disant que je fais le plus beau métier du monde et en me donnant les moyens pour que ça dure le plus longtemps possible. Il me reste cette année de contrat, plus une autre encore.
En ce qui nous concerne, on ne peut pas se permettre de penser qu'en Ligue 1, il y a des petites équipes. Donc on ne se pose pas trop de question. En début de saison, on a joué Toulouse, Lyon, Auxerre. Des équipes solides quand même, et même si ça se passe bien pour nous, il faut rester humbles. Ça va venir. A Bordeaux, on s'est créé pas mal d'occasions et on a marqué, sur le match de Lyon, on a aussi produit du jeu. Tous nos attaquants ont trouvé le chemin des buts. Mais nous, on est les promus, ce n'est pas à Brest de se découvrir et de faire le jeu. Pour l'instant, on prend les points et pour le le beau jeu, on verra une fois qu'on aura assuré le maintien."