7 novembre 1979 : ASSE 6-0 PSV Eindhoven - 16e de finale retour de la Coupe UEFA

Machado a la tête près du bonnet (2)

Auteur d'un doublé samedi soir contre Lorient*, le facétieux Paulo Machado revient sur le coup du bonnet aujourd'hui dans La Dépêche du Midi.

"C'était prémédité, je dirais. A l'échauffement j'ai bien frappé, j'avais de bonnes sensations. Je sentais que j'allais marquer ; je l'ai d'ailleurs dit à Panche (Sirieix) et Dan (Congré). Alors, comme c'est bientôt les fêtes, j'avais décidé de cacher le bonnet dans le short et de le sortir au cas où… ça a marché. En plus, cela fait des photos d'enfer !

On était dominés, il fallait absolument scorer pour inverser la tendance. à la suite d'une action surpersonique : toute la semaine, on avait travaillé les contres. Au moment où je pousse le ballon, Romao tacle et la balle tape sur mon tibia. Le rebond m'est favorable ; ensuite je prends mon temps, j'attends qu'Audard parte d'un côté afin d'ajuster. Je ne me suis pas précipité. Le penalty ? Pour la petite histoire, Fodé (Mansaré) ne faisait que m'appeler pour m'inciter à tirer sur la gauche. La télé zoome sur mon visage ; là, je lui réponds oui. Et je frappe de l'autre côté, à droite. Forcément. J'ai dédié le premier but à mes parents, le second à mon futur enfant. Je vais être papa l'année prochaine. C'est prévu pour le mois de juin. Un garçon, je suis ravi - nous sommes ravis avec ma copine qui travaille au Portugal.

Je justifie pourquoi Toulouse m'a pris. Je monte en puissance, mais il faut continuer à travailler. Ne jamais se relâcher. J'étais sorti de l'équipe à Auxerre puis face à Caen. Disons que j'étais rentré de sélection un peu la tête dans les étoiles - m'entraîner avec Ronaldo… -, il fallait me ''calmer''. Le coach l'a fait et cela m'a permis de revenir en forme. Une petite piqûre de rappel. J'ai changé mes angles de frappe. Je ne me positionne plus face au ballon, mais légèrement de façon oblique ; je ne fais plus de grandes enjambées, mais des petits pas."