7 novembre 1979 : ASSE 6-0 PSV Eindhoven - 16e de finale retour de la Coupe UEFA

Monsoreau tacle à nouveau

Dans un entretien publié par la Pravda, Sly adresse un nouveau tacle à Galette et Roro. Extraits.

"J'ai été victime d'une injustice caractérisée. Je ne méritais pas d'être privé de mon travail et de ma passion pendant une année complète. J'ai gardé au fond de moi cette envie, je ne voulais pas que ma carrière s'arrête sur cette mauvaise note. Ils m'ont fait la misère, mais je ne suis pas quelqu'un de rancunier. Pour des raisons salariales ou parce qu'un entraîneur voulait changer son effectif, ils m'ont fait perdre une année. Voilà... ce qui est sûr, c'est que si j'étais entraîneur, il y a des choses que je ne me serais pas permises. Il faut aussi respecter les hommes. Quand tu es habitué depuis 10 ans à t'entraîner la semaine pour jouer le week-end, ce n'est pas évident. En temps normal, quand tu ne joues pas une semaine, tu peux essayer de te rattraper la suivante. Les six premiers mois, j'ai gardé l'espoir de partir au mercato. Fin janvier, quand j'ai vu qu'il n'y avait pas de solution, c'est devenu plus difficile. Il y a des matins où tu n'as pas très envie d'y aller.

Mes rapports avec Christophe Galtier et la direction se sont détériorés au fil du temps. C'est la face cachée du football moderne. Les relations humaines ont été bafouées pour des intérêts, c'est dommage. Pendant trois ans, j'ai eu un entraîneur qui rigolait avec moi dans le vestiaire, qui me chambrait tous les matins, et du jour au lendemain, le gars humain que j'avais connu est devenu méprisant. On n'était plus son problème. Parfois, le président passait nous voir pour nous dire en off de garder le moral, mais officiellement, il nous fracassait quand même..."