Tholot joue la prolong à Sion
A Sion, le poste d'entraîneur est encore plus précaire qu'à Sainté. Didier Tholot qui vivra demain son 307ème jour d'affilée comme entraîneur du club valaisan, bat le record de longévité sur le banc depuis le retour de Christian Constantin à la présidence en 2003. L'ancien attaquant stéphanois commente cette performance aujourd'hui dans le quotidien suisse Le Nouvelliste.
"Franchement, je m'en fous complètement de ces chiffres. Je ne compte pas les jours. Mon seul objectif est de m'impliquer à cent pour cent afin d'apporter quelque chose au club. Les seuls résultats intéressants sont les matches gagnés, les autres statistiques animent les discussions sans contribuer à la progression d'un groupe.
Tout va tellement vite dans le football. Vous êtes le roi pendant dix mois, puis trois défaites de suite vous condamnent sans aucune considération pour le passé. C'est la donne du sport aujourd'hui, elle n'est pas difficile à vivre. Tu le sais quand tu t'engages dans cette profession, j'ai totalement intégré ce facteur. Un entraîneur qui y pense montre déjà un signe d'impuissance. Mon environnement proche y est plus sensible.
La pression est peut-être plus forte ici, mais je l'ai choisie sans aucune obligation. Je venais de vivre un licenciement à Reims, un deuxième échec en un an m'aurait tué. C'était rebondir ou mourir. Encore une fois, le nombre de jours ne m'intéresse pas. Si j'ajoute une qualification en coupe d'Europe à une victoire en coupe de Suisse et au maintien sur un an et demi, l'aboutissement sera bien plus significatif que ma durée à la tête de l'équipe. Il me reste beaucoup de matches et encore plus de travail pour compléter ce tableau cette saison."