7 novembre 1979 : ASSE 6-0 PSV Eindhoven - 16e de finale retour de la Coupe UEFA

Roro : "Pourquoi pas gagner la coupe de France ?"

La Pravda publie aujourd'hui une interview de Roland Romeyer.

Le chamboulement du club en décembre dernier était-il inéluctable ?

On ne pouvait pas rester impassibles. En fin de saison dernière, à Paris, on avait décidé de donner carte blanche au trio Tong Cuong-Comolli-Perrin. Il en a résulté 22 millions de transfert et un intéressant challenge pour eux, à condition de terminer entre la première et la huitième place. Le problème : le deuxième semestre 2009 a été encore plus pénible que la saison dernière, où nous avions attendu l'ultime journée pour assurer le maintien. Entre les mauvais résultats et certains dysfonctionnements, il fallait faire quelque chose.

Vous êtes président du directoire mais qui le compose ?

Vous le saurez à l'issue du conseil d'administration du 27 janvier. Pour l'instant je peux dire qu'il devrait être composé de trois personnes.

 Avec un ancien Vert, style Christian Lopez ou Jacques Santini ?

Je ne vous en dirai pas plus aujourd'hui. Concernant les anciens Verts, j'ai envoyé un mot à chacun d'entre eux à l'occasion de la nouvelle année pour leur faire savoir qu'ils seront les bienvenus à Geoffroy-Guichard. Pour le reste, tout le monde ne peut pas avoir l'envergure de mon ami Aimé Jacquet ou d'Ivan Curkovic.

 Galtier a succédé à Perrin. Jusqu'à quand ?

Bernard Caïazzo souhaitait l'arrivée de Luis Fernandez. Moi, un peu moins. D'où ce choix de Christophe, en qui je crois beaucoup. Bernard redoutait le fait qu'il n'avait jamais été entraîneur jusque là. Je lui ai rappelé qu'il avait bien fallu donner leur chance à Laurent Blanc ou à Casanova.

Comment voyez-vous votre avenir à la tête du directoire ?

On ne m'a pas mis un pétard sur la tempe pour que j'accepte cette mission. Certes, je me retrouve en première ligne, mais, si je ne suis pas un kamikaze, je suis un bagarreur et un gagneur. Donc, si j'ai accepté cette responsabilité, c'est pour l'assumer. Il va de soi que si en juin, l'ASSE se retrouve en L2, je redeviendrai simple actionnaire et j'irai respirer l'air pur en allant faire du cheval ou du vélo.

Avez-vous déjà été découragé, au point d'envisager de céder vos parts ?

Jamais ! Du reste, depuis Roger Rocher, qui a fait mieux que nous ? Aujourd'hui le club dispose de 23 millions de fonds propres. Nous avons disputé la coupe Intertoto puis la coupe UEFA. J'en profite pour dire que je ne vendrai jamais - je dis bien jamais – mes actions.  Je mourrai avec elles. Maintenant, si un jour un mécène, style Robert Louis-Dreyfus, arrive avec un projet sportif et 100 millions d'euros, je lui dirai "banco". Mais je demeurerai actionnaire.

Trouvez-vous normal qu'avec un tel budget l'ASSE soit si mal classée depuis un an et demi ?

Bien sûr que non ! Du coup, je suis admiratif de ce que font Montpellier, Lorient, Valenciennes ou Auxerre. Aujourd'hui, je ne saurais vous dire quand l'ASSE remontera sur le podium, mais essayons de revenir le plus vite possible dans le top 5. Dans le club, j'ai dit aux uns et aux autres que nous sommes tous dans le même bateau, avec un semestre pour assurer le maintien, pour remonter au classement, et pourquoi pas gagner la coupe de France ?

Depuis l'ouverture du mercato d'hiver, Gigliotti et Ilan sont partis, Diakhaté est arrivé. Que peut-il encore se passer d'ici le 30 janvier ?

Tavalaridis, qui a surtout des contacts à l'étranger, a souhaité partir, et on voudrait prêter Dos Reis pour qu'il s'aguerrise. D'un autre côté, nous sommes en contact avec Rennes et Carlos Bocanegra mais pour l'instant il y a statu quo sur ce dossier.