7 novembre 1979 : ASSE 6-0 PSV Eindhoven - 16e de finale retour de la Coupe UEFA

Girard pleurard

Depuis qu'il a appris que le match Montpellier/Sainté avait été avancé au vendredi 21 septembre - soit trois jours seulement après la réception d'Arsenal - René Girard ne décolère pas. L'entraîneur pailladin en a remis une couche aujourd'hui dans un entretien accordé à l'agence de presse Reuters.

"L'équité n'y est plus. Je ne dis pas que c'est voulu par rapport à Paris qui aura un jour de plus de récupération que nous mais c'est comme ça. Aujourd'hui on est handicapé et Paris est favorisé. Et je pense que cela va se produire encore d'autres fois. Le fait que beIN Sport nous ait choisis pour le vendredi soir est bien sûr valorisant. Mais c'est pénalisant pour nous, on n'a pas besoin de ça, on n'est pas une grande équipe, on n'a pas un grand effectif. Paris a trois équipes, pas nous. On me dit que ce sont des choix. Mais les choix vont être comme cela jusqu'à la fin de la saison. Cela va être automatiquement de la récupération supplémentaire pour Paris, à notre détriment.

Vingt-quatre heures de plus, cela peut paraître peu à ceux qui sont assis dans leur fauteuil, mais pour avoir été sportif de haut niveau, pour avoir joué la Ligue des champions, pour savoir l'engagement que cela demande, physiquement et psychologiquement, je sais que ce n'est pas rien. C'est le championnat, l'équité sportive qui est en jeu. C'est une confrontation en parallèle au sein du championnat. Quand on ne peut pas, on essaie de faire au mieux, mais là on pouvait faire autrement. Je pense que c'est tout simplement une question de respect.

C'était très facile de mettre le Toulouse-Rennes le vendredi soir et de nous mettre nous le samedi. Quand on peut faire autrement, par respect par rapport aux joueurs, par rapport au public, je pense que l'on doit regarder cela de plus près. Même si la télévision est prioritaire, même si je sais que l'on doit dire merci aux télévisions parce que notre football existe parce qu'elles sont là, je pense qu'on doit quand même être respectueux d'équipes comme nous qui n'ont pas besoin de cela. Il y a une équité à conserver au niveau du jeu, au niveau de la fraîcheur, au niveau des équipes. Si les autres "Européens" acceptent cela, pas moi."