Pastore et à travers (6)

20/12/2011
bookmark bookmark
share share

Après Nanard et Omar*, c'est au tour de Gérard de s'exprimer sur le ratage de Javier Pastore. Responsable du recrutement au centre de formation de l'ASSE, Fernandez est revenu en effet sur l'essai du joueur argentin dans la dernière édition du Progrès. Extraits.

 

"En 2006, l’ASSE était actionnaire majoritaire du club de Talleres Cordoba. En tant que coordinateur des différents partenariats, je m’étais rendu en Argentine du 4 au 12 octobre. Omar Da Fonseca, qui gérait le recrutement, m’avait rejoint. Je devais évaluer les jeunes footballeurs de Talleres (...) Quatre d’entre eux avaient été retenus pour venir faire un essai à Saint-Etienne. Pastore en faisait partie. J’avais rencontré ses parents. Il avait 17 ans. Je l’avais vu à l’œuvre à l’entraînement, lors d’une opposition contre l’équipe pro et aussi en match officiel face aux jeunes de Boca Junior. Il jouait derrière les deux attaquants. Dans mon rapport j’avais noté plusieurs choses : milieu offensif longiligne, très bon technicien, très bon dribbleur. Bonne frappe des deux pieds. Bonne activité. Joue parfois un peu trop facile.

 

Ils sont venus un mois plus tard, accompagnés par Oswaldo (Piazza) qui était notre contact en Argentine. Mon grand regret c’est qu’on n’a pas su les mettre dans les meilleures conditions pour qu’ils expriment leur potentiel. Il y avait plusieurs paramètres dont on n’a pas assez mesuré l’importance : le changement de climat, le décalage horaire, la langue, de nouvelles méthodes d’entraînement… Voulant bien faire, Oswaldo leur avait fait, en plus, visiter la France. Les gamins n’avaient pas trop récupéré. On les a vus pendant dix jours mais dans un état de fatigue. Le directeur du centre de formation de l’époque (Luc Bruder), Jean-Philippe Primard qui s’occupait des moins de 17 ans étaient restés sur leur faim, comme tout le monde d’ailleurs. Sur ce qu’ils avaient montré, il n’y avait pas de raison de se précipiter sur eux. Ils n’étaient pas au-dessus de nos bons joueurs. Moi, j’avais eu la chance de voir Pastore dans un autre contexte où il avait été nettement meilleur. C’était le même joueur qu’en Argentine mais il n’était pas dans les mêmes dispositions. Si on n’avait pas crû en lui, on ne l’aurait pas fait venir. Ici, malheureusement, il n’a pas pu montrer sa vraie valeur. On a tiré les leçons de ce qui s’est passé. Désormais, on essaye de voir les joueurs plusieurs fois.

 

Après Saint-Etienne, ils sont partis faire un essai à Villareal. Les Espagnols n’ayant pas donné suite, ils sont rentrés en Argentine. Avec Omar, on ne s’affolait pas. On savait qu’on était majoritaire au sein du club de Cordoba, qu’on pourrait donc éventuellement revoir ces gamins. D’une certaine façon, on les tenait. Dans notre esprit, ces joueurs n’étaient pas perdus pour l’ASSE. Pastore a alors été prêté à Huracan en 2007 pendant deux ans où il a explosé. Entre-temps, on s’était désengagé du club, on ne maîtrisait plus rien."  

 

* Les épisodes précédents :

Pastore et à travers

Pastore et à travers (2)

Pastore et à travers (3)

Pastore et à travers (4)

Pastore et à travers (5)
Potins
27/02 23:17
L'Ange Vert voit Sainté remonter
27/02 23:05
Djouahra buteur chez le leader Porto
27/02 22:28
Baghdadi a marqué, pas Mayilla
27/02 21:58
Reims coince (4)
27/02 21:39
Pau jouera aussi dans un nouveau maillot
27/02 20:59
Le Sphinx n'a pas commencé par 4 victoires
27/02 19:52
Les Verts vont finir champions
27/02 18:16
On ne change pas un groupe qui gagne
27/02 14:23
En vert fluo pour aller gagner à Pau
27/02 11:56
Ohé, ohé, capitaines pas abandonnés
Articles
27/02/2026
But alors you are french !
22/02/2026
Augustine, le relayeur qui oriente le jeu
15/02/2026
Toujours convalescents
10/02/2026
Entre Poteaux - EP4 : ON RIT POINT
08/02/2026
Des petits changements
05/02/2026
Ghislain Printant : "Avec Jean-Louis, on a vibré à Sainté !"
04/02/2026
Y avait pas d'âme Eirik !
02/02/2026
Antoine Decaix : "J'ai vécu samedi l'un des plus beaux jours de ma vie"
30/01/2026
David Guion : "Abdou Kanté a de la personnalité"
29/01/2026
Il en sourit, Dagneaux !

Partager