Cuervo toujours vert !
A la veille de la réception de l'équipe réserve de l'ASSE, l'entraîneur-adjoint de David Guion à l'AS Cannes Philippe Cuervo s'est confié aujourd'hui sur le site officiel du club de Lilian Compan (forfait), Malick Faye et Serisay Barthélémy.
"Un match face à une équipe réserve, c’est souvent à double tranchant dans le sens où l’on ne sait jamais vraiment quelle équipe l’on aura en face de nous. C’est fonction de l’équipe première, des pros mis à disposition ou pas. Certains pensent même que cela fausse le championnat puisqu’il est rare que les réserves présentent deux fois le même visage. Pour ce qui nous concerne, cela ne nous déplait pas de jouer ce type de rencontres dans le sens où l’on est sûr de trouver une équipe joueuse face à nous. On l’a vu à Bordeaux où l’on a pu développer notre football et réalisé un de nos meilleurs matchs. Mais ce ne sera pas facile demain parce Saint-Etienne est revenu à une politique de formation depuis quelques années, on a pu le voir dernièrement avec les apparitions de Zouma ou Cros en Ligue 1 ou encore la présence régulière dans le groupe de joueurs comme Ravet ou Saadi. Cela implique qu’ils sont performants plus vite avec la CFA. Cela devrait être un beau match de football.
Saint-Etienne, c’est forcément très particulier pour moi dans le sens où j’ai passé neuf ans à l’ASSE. J’y ai fait ma formation et mes cinq premières saisons professionnelles. Comme j’avais perdu mes parents tôt, j’ai vraiment trouvé une deuxième famille à Saint-Etienne, je ne pourrais jamais oublier ces gens, ce club. Je suis marqué à vie. En plus sportivement, il y avait un stade, un public, des personnes extraordinaires. J’ai eu la chance de jouer avec Joseph-Antoine Bell, Laurent Blanc, Lubo Moravcik, Etienne Mendy, Gérald Passi et des plus jeunes comme Grégory Coupet ou Willy Sagnol. C’est une ville de foot et même si les infrastructures ont évolué, notamment le stade, on y retrouve toujours la même ferveur. A l’heure d’aujourd’hui, je continue à être supporter des Verts et je le serai à vie. J’ai eu la chance de rencontrer durant ma formation des grands hommes comme Robert Herbin ou Christian Sarramagna dont j’essaye de m’inspirer actuellement dans mon métier et dans ma façon de le concevoir.
Je garde deux matchs en tête qui paradoxalement ne correspondent pas à des victoires, mais à des grands moments émotionnels. Le premier est même triste puisqu’il s’agit d’une demi-finale de Coupe de France perdue face à Nantes au stade Géoffroy-Guichard. On avait une équipe jeune avec une super ambiance et on voulait tellement amener le peuple Vert au Parc de Princes… Le deuxième est mon dernier match avec « Sainté » quand je suis revenu une saison en L2 en 1996-97. Le coach m’avait écarté depuis quelques matchs, mais je joue la dernière rencontre de la saison face à Troyes à domicile pour le maintien en Ligue 2. On fait match nul et on se maintient. C’était un grand moment d’émotions parce que je savais que c’était la dernière, je me souviens même avoir embrassé la pelouse."