7 novembre 1979 : ASSE 6-0 PSV Eindhoven - 16e de finale retour de la Coupe UEFA

Roro et les chameaux

La Pravda publie aujourd'hui une interview de Roro. Extraits.

Le bilan sportif

"On a un plan sur trois ans, durée de la prolongation du staff, avec un triple objectif cette saison : aller au Stade de France, gagner un derby et mieux finir en L1 que l'an passé. On a compromis les deux premiers. Mais il nous reste la Coupe de France, au moins un troisième derby et on est en avance sur notre tableau de marche en L1. On table sur 57 points, soit 19 victoires à Geoffroy-Guichard. On n'y a joué que 6 fois et on compte 20 points. On en a donc 2 de plus."

Les finances

"En 2009, on avait bâti un budget sur la base d'une 5ème place virtuelle pour pouvoir acheter pour 22 M€ et offrir des salaires entre 100.000 et 160.000 € mensuels. On a encore fini 17ème et perdu 9,5 M€ puis 2,5 M€. Bref, on a hypothéqué de l'argent qu'on n'avait pas. Depuis que j'ai remis les mains dans le cambouis, je fais l'inverse. Mon budget est toujours pessimiste. Comme ça, je ne peux avoir qu'une bonne surprise. Je m'engage avec les joueurs avec un fixe représentant 60% du salaire et un variable. Notre masse salariale a baissé de 30% pour un budget de 50 M€. Mais on dû vendre pour 22 M€ l'été dernier afin de l'équilibrer. Ce ne sont pas des ventes au comptant. On touchera par exemple encore 500.000 en juin pour Gomis."

Les lofteurs

"Lofteurs ? Je n'aime pas ce terme. Cette situation est la conséquence de discussions avec des agents que les joueurs n'assument pas toujours. Que faire ? On est bien obligés de les payer ! En tant qu'homme, je suis malheureux. En tant que gestionnaire, je le suis encore plus. C'est 6 M€ jetés à la poubelle sur 21 M€."

La vente

"Si des chameaux chargés d'or arrivent avec Messi sur le dos à Saint-Etienne plutôt qu'à Paris, on cède de suite notre place avec Bernard. Mais il ne faut pas rêver. Personne ne m'a fait de proposition. Marc Dias (un entrepreneur local) s'est manifesté avec un ancien joueur (Ferdinand Makota) qui se dit agent et qui est interdit de gérer après une faillite personnelle. Ça ferait bien, tiens… Soyons sérieux ! On ne cèdera pas le club à un petit farfelu qui s'amène pour avoir sa gueule dans l'organigramme. Aujourd'hui, l'important, c'est d'avoir du fric et des réseaux, pas de parler en l'air."

Son procès

"Le juge m'a averti par courrier que l'instruction est close. J'attends le réquisitoire du parquet. On aura alors trois mois pour y répondre. Après, le juge prendra sa décision. J'ai espoir d'en finir au premier semestre 2012. Je suis super serein. Moi, je n'ai escroqué personne. Si j'étais le Romeyer d'un bled de la Haute-Loire, on n'en aurait pas parlé. Là, c'esr Romeyer président des Verts."