7 novembre 1979 : ASSE 6-0 PSV Eindhoven - 16e de finale retour de la Coupe UEFA

Avec Perrin, y'a moyen !

Un milieu de terrain français de tout juste 26 ans, mesurant 1,80 m, pesant 75 kg, ayant déjà joué 89 matchs de Ligue 1, pour 7 buts marqués et 11 cartons jaunes reçus : voici le profil type du joueur de Ligue 1 à l’ouverture de la saison 2011-2012, d’après une étude réalisée par le Journal du Dimanche sur 450 joueurs, soit 20 à 25 par club. Si aucun d’entre eux ne répond totalement à ce portrait-robot, Loïc Perrin, qui fête aujourd’hui son 26ème anniversaire, est celui qui s’en approche le plus. C'est à ce titre qu'il livre sa réaction au JDD.

"Je me reconnais bien dans vos critères. Les Français de 26 ans n’ayant jamais quitté la L1 ne sont pas si nombreux. Physiquement aussi. À 10 ans, j’étais l’un des plus grands et endurants car j’ai fait pas mal d’athlétisme. En début de formation, avec les moins de 13 ans, j’étais très fin. J’ai donc fait de la musculation et pris 8 kg. Pour mon premier match professionnel en 2003, j’étais entré dans la moyenne. On pourrait croire que je rends des centimètres à beaucoup d’adversaires, mais c’est faux, sauf quand je croise Alou Diarra.

À mes débuts, les joueurs physiques passaient les étapes plus vite. Aujourd’hui, il n’y a plus cette obsession du gabarit, les clubs cherchent d’abord de bons joueurs de foot. On a fini par comprendre qu’il ne faut pas des monstres pour bâtir une équipe performante, type Barcelone. Cela dit, en France, où le jeu est fermé et fondé sur la défense, on valorise surtout la rigueur. Les milieux costauds sont ciblés, comme les attaquants assez puissants pour bouger la défense.

C’est plutôt vers 28 ans qu'on est à son meilleur niveau pour un joueur de champ. À cet âge, tu atteins la maturité physique, une expérience d’environ 250 matchs et, surtout, tu connais mieux ton corps. Je me blesse déjà moins qu’avant, car je dose mes efforts pour être bon le week-end et j’anticipe mieux la fatigue."

Avec Perrin, y'a moyen, mais ce soir il faudra faire sans à Chaban. Aux Verts de faire mentir d'autres statistiques en s'imposant malgré l'absence de leur valeureux capitaine !