7 novembre 1979 : ASSE 6-0 PSV Eindhoven - 16e de finale retour de la Coupe UEFA

Plus près des étoiles (3/3)

Comme Hervé Revelli et Christophe Galtier, Bernard Caïazzo se livre dans la dernière édition de France Football.

"Tous les voyants sportifs sont au vert, il en est de même pour les finances du club. Si ce n'était pas le cas, on aurait vendu durant l'intersaison. Or, on n'a pas vendu. On doit être le seul club de L1 à ne pas avoir vendu. Nous sommes des gestionnaires avisés. Une étude anglaise récente affirme que nous sommes le troisième club le mieux géré en France. Nous ne sommes pas un club riche, mais nous ne sommes pas non plus un club déficitaire. Dans notre politique salariale, on procède par states. 30, 45, 65, de 80 à 90 000 pour un top player. Mais les primes de classement vont aux joueurs et certains d'entre eux voient leur salaire ainsi augmenter de 50%. Mais, à Saint-Etienne, les valeurs ne sont pas l'argent. Vous avez vu, l'autre jour, certains de nos joueurs déblayer la neige ? Voilà !

Une année, on a perdu Payet, Matuidi et Rivière en même temps. On a donc déjà fait la démonstration qu'on pouvait faire progresser encore l'équipe malgré des départs. Le transfert d'Aubameyang dépendra de beaucoup de facteurs. On a une cellule de recrutement avec Oleksiak et Batlles, qui a un très bon œil, partout, dans tous les pays. Notre modèle, c'est le LOSC période Claude Puel. Nous n'avons pas besoin de grosses ventes. On sait qu'on sera armés, car nous sommes un club formateur. A nous de trouver les solutions. Mais tout ça n'est pas conjoncturel. Cela fait partie de notre travail, dans notre vie de tous les jours. Bien évidemment, on ne souhaite pas perdre Aubameyang. Mais on aura peut-être d'autres joueurs qui seront sollicités, pendant que lui restera… Notre devise, c'est "tous pour un." Le collectif. Sincèrement. On ne se repose pas que sur un seul joueur, on a d'autres solutions.

Jouer encore sur trois tableaux nous offre l'occasion d'être européen, mais ce n'est pas une fin en soi. L'Europe nécessite de doubler tous les postes avec un effectif de même qualité. On veut devenir un club européen, on ne l'est pas. Attention, j'ai dit un club. Pas une équipe ! Montpellier a été en Ligue des champions mais n'est pas un club européen. L'OM, l'OL, le PSG le sont, Lille et Bordeaux à la limite. Nous, nous voulons devenir un club européen avec les structures qui vont avec, sportives, marketing, etc, à partir de 2014, date de l'inauguration du nouveau Geoffroy-Guichard. Alors, pour nous, une finale de Coupe de la Ligue, c'est magnifique, mais c'est une étape, pas un objectif. On n'est pas Calais ou Quevilly. La finale, c'est une étape du projet 2014. Le prochain match, c'est Reims, et c'est le plus important. Mais on ne pense pas au classement. On essaie de jouer le mieux possible en donnant du plaisir aux spectateurs."