Un Anto d'anthologie
Sous la plume vibrante de Jean-Paul Cappuri, Corse-Matin adresse aujourd'hui ses meilleurs voeux à Frédéric Antonetti. "Il cultive des valeurs qui, dans ce milieu, tendent à disparaître. Raison pour laquelle tous souhaiteront que l'année 2010 lui permette de franchir un nouveau palier. Ses compatriotes en premier chef. Parce que la Corse à laquelle il fait tant honneur, se reconnaît si bien en ce fils rebelle, généreux et soupe au lait."
Citations à l'appui, ce papier décortique le "style Antonetti". Morceaux choisis.
Anto : "Joueur, je n'étais pas génial, c'est vrai. Mais je n'étais pas nul non plus. En tout cas, j'en voulais ! Et j'ai la fierté de n'avoir jamais triché sur un terrain... J'ai évidemment compris assez rapidement que je ne ferai jamais un grand joueur. Mais j'ai acquis encore plus vite la certitude que le travail consistant à préparer un groupe et à le gérer était, par contre, dans mes cordes, parce que conforme à mes aspirations et à mon caractère. Comme j'étais toujours un apprenti footballeur quand cette idée a germé en moi, je me suis donc employé, durant la décennie qu'a duré ma carrière, à disséquer la méthode et le discours de tous ceux qui ont eu à me diriger..."
Olivier Echouafni (OGC Nice) : "Il peut y avoir, comme partout ailleurs, des tensions au sein du groupe qu'il dirige, mais sa franchise et son intégrité morale font qu'il n'y a jamais pourrissement de la situation..."
Ismaël Bangoura (Stade Rennais) : "Il sait se faire respecter et, en même temps, créer un vrai climat de confiance avec ses joueurs. Il est autoritaire mais aussi très à l'écoute de leurs attentes. Il est exigeant envers eux mais donne sans cesse l'exemple à travers un investissement sans faille dans son travail..."