A Bauer, le tarif c'est 1 but !

31/10 11:50

2ème égalité avec les Verts, le Red Star, comme Sainté, ne profite pas pleinement de l'ambiance chez lui et peine à faire sa loi à domicile, brillant plus loin de Saint Ouen qu’au Stade Bauer.

En effet, s’il est la 1ère équipe du championnat ALEX térieur (16pts en 7 déplacements, contre 13pts en 6 déplacements pour les Verts), il a concédé deux de ses trois défaites en championnat à domicile (contre Amiens, 1-3 en août et contre Troyes, 1-3 également en septembre) pour un total de 7pts en 5 matchs, avec un seul but marqué à chaque fois (deux victoires 1-0 contre Annecy et Grenoble, un nul 1-1 contre Rodez).

A l'extérieur comme à domicile, le Red Star présente un profil d’équipe solide (12 buts encaissés, la meilleure défense de L2 derrière Troyes) et moins prolifique (17 buts marqués) que ses concurrents Stéphanois (27) ou Troyens (23).

Faites tomber l'Estac de son piédestal !

31/10 09:28

Le leader troyen, qui recevra dans 8 jours l'ASSE lors du match au sommet de la 14e journée de L2, est depuis longtemps impérial dans son antre, comme l'a souligné hier L'Est Eclair. Extraits.

"L'Estac en est à 9 victoires de rang au Stade de l'Aube (7 cette saison, plus 2 en fin de saison dernière). Parmi les 5 grands championnats européens (première et deuxième divisions), seul le Real Madrid possède une aussi longue série en cours. Derrière, l'Olympique de Marseille en en est à 8 succès consécutifs au Vélodrome. Si on prend les 10 dernières saisons de L2, le record est de 10 victoires d'affilée, réussi par Angers (entre septembre  et février) et par Toulouse (entre décembre 2020 et mai 2021). Un record que pourra égaler l'Estac le samedi 8 novembre contre Saint-Etienne.

"On souhaite repousser cette série le plus longtemps possible. Ce qui est surprenant, c'est qu'on est capable de gagner à la maison sous plusieurs scénarios. C'est ça qui m'intéresse" souligne Stéphane Dumont. "On a maîtrisé des matches en ouvrant très vite le score, d'autres en les retournant, d'autres en étant à 10 contre 11 pendant un match... On a de la maîtrise, on se sent fort, en confiance, on sait qu'on est capable de marquer à tout moment. Vraiment. La dynamique fait qu'on se prête au truc. Le public nous aide aussi."

Avec sa position de leader, ce que propose l'équipe en termes de jeu et de valeurs collectives, on ne voit pas ce que peut faire de plus l'équipe pour attirer davantage de spectateurs (moins de 6 900 mardi soir contre Amiens). "Je pense que ce sera le cas sur notre prochaine réception, contre Saint-Etienne. Mais ce sera surtout lié à l'adversité, à la venue des Verts. J'aimerais que ce soit lié à nous" pose Stéphane Dumont."

Le match d'une vie pour Quetigny

31/10 06:59

Entraîneur de Quetigny, club côte-d'orien évoluant en R2 (7e division), David Regnet se réjouit dans Le Bien Public de recevoir l'ogre stéphanois dans 15 jours au 7e tour de Coupe de France. 

"Les premiers mots dans notre groupe WhatsApp avec les joueurs, c'est "match d'une vie". J'espère que certains auront la chance d'évoluer plus haut, plus tard, et qu'ils pourront revivre ça, mais pour d'autres c'est vraiment le match d'une vie. Atteindre ce 7e tour, cela représentait déjà beaucoup, pour l'ensemble du groupe senior, pas uniquement ceux qui on joué le match, mais pour le club en général.

On verra où le match contre les Verts sera organisé, je ne pense pas que notre stade des Cèdres soit homologué pour accueillir une L2 mais à Gaston-Gérard, ce serait vraiment bien ! Quoi qu'il en soit, pour cette réception de l'AS Saint-Etienne, il faudra qu'on soit à l'hauteur de l'évènement, qu'on puisse parler en bien du club après les évènements qu'il y a eu dimanche et qui sont tristes."

Lors du 8e tour remporté 3-0 contre Garchizy (R1), des supporters de Quetigny n'ont pas brillé par leur intelligence, comme le rapporte le quotidien bourguignon. "On a assisté à un concert d'injures - lancées depuis la tribune au mégaphone - misogynes envers l'arbitre, grossophobes envers un joueur adverse et homophobes, au cours d'une rencontre où la gendarmerie était constamment présente. Des quolibets outranciers qui devraient faire l'objet d'un rapport auprès des instances de la Ligue Bourgogne Franche-Comté."

Tardieu et Cardona, quels talents !

30/10 23:35

Après chaque rencontre, le site Foot National demande à chaque entraîneur de L2 de sélectionner le joueur de l'équipe adverse qui lui a fait la meilleure impression lors de leur confrontation.

Après la déroute à Annecy, Laurent Guyot a désigné Florian Tardieu, qui avait déjà été choisi  par le Clermontois Sébastien Mazeyrat, par l'Amiénois Omar Daf et par le Manceau Patrick Videira.

Le meilleur joueur de L2 cette saison (selon Sofascore) est donc en tête des Talents stéphanois (4) devant Mickaël Nadé (3 distinctions), Zuriko Davitashvili (2) complétant le podium. 

Auteur d'un gros match récompensé par un but avant-hier, Irvin Cardona a été choisi par le Palois Nicolas Usaï. Distingué pour la première fois de la saison, le numéro 7 des Verts rejoint donc Augustine Boakye et Lucas Stassin à la 4e place.

Miladinovic suspendu contre le Red Star et Troyes

30/10 22:47

Sans suprise, Igor Miladinovic a écopé ce jeudi de 3 matches ferme de suspension suite à son expulsion à Annecy. Après avoir raté le match contre Pau, le milieu de terrain serbe manquera donc les rencontres à Bauer contre le Red Star (ce samedi soir) et au Stade de l'Aube contre le leader troyen (le 8 novembre). Le numéro 28 de l'ASSE sera donc de retour le week-end d'après pour le 7e tour de Coupe de France contre la modeste équipe de Quetigny (R2). 

Neyou passeur et buteur avec Getafe en Coupe du Roi

30/10 21:45

N'ayant joué que 63e minute cette saison en Liga avec Getafe (10e sur 20), Yvan Neyou (28 ans) a joué l'intégralité du match de Coupe du Roi remporté 11-0 contre l'Inter Valdemoro (6e division espagnole). Passeur décisif sur le 4e pion de son équipe, l'ancien milieu camerounais de l'ASSE a marqué le 7e but d'une belle frappe du droit au ras du poteau. 

Auant pris part aux 10 premières journées de l'élite espagnole cette saison (6 fois en tant que remplaçant, 4 fois en tant que titulaires) avec le promu Elche (8e de Liga actuellement), Léo Pétrot (28 ans) a joué lui aussi l'intégralité du match de Coupe gagné 4-0 hier contre Los Garres (6e division espagnole). Reste à savoir combien de temps il jouera ce dimanche contre le Barça !

Naoufan Mnemoi a batu les Bataves

30/10 21:19

Resté sur le banc avant-hier lors de la victoire 4-2 de l'équipe de France U16 contre la Belgique, Naoufan Mnemoi a été titularisé aujourd'hui lors du succès 1-0 des protégés de Johan Radet contre les Pays-Bas. Ayant joué l'intégralité de la rencontre en défense centrale, le jeune représentant de l'ASSE affrontera le Japon ce samedi à 16h00 à Bonneuil-sur-Marne en finale de ce Tournoi du Val-de-Marne. 

Anto quitte Bastia

30/10 19:03

Frédéric Antonetti (64 ans) a démissionné aujourd'hui de son poste de directeur technique du Sporting Club de Bastia, lanterne rouge de L2 avec 4 petits points. L'ancien entraîneur des Verts a expliqué les raisons de sa décision sur le site officiel du club d'Ayman Aiki

"Je prends acte de la décision de la direction de se séparer de Benoît Tavenot. Fidèle à ma ligne de conduite, j’assume ma part de responsabilité dans la situation d’échec actuelle du club. J’ai donc décidé de quitter mes fonctions avec effet immédiat. Avec le recul, je n’avais probablement pas mesuré la difficulté pour un entraineur d’occuper un tel poste, trop différent de celui que j’ai connu dans ma carrière et trop éloigné du terrain. Malgré la proposition qui m’a été faite par Claude Ferrandi de reprendre l’équipe, j’ai pris cette décision difficile car je ne voyais pas d’autres alternatives.

Au-delà du sens de l’honneur et de la loyauté, qui m’a toujours guidé dans ma vie et qui m’impose de ne pas prendre la place de celui que j’avais choisi pour occuper le poste d’entraineur principal, mon choix a été largement facilité par une confrontation tendue avec une frange radicale d’individus hier au centre d’entrainement. Leur comportement et leur agressivité m’ont profondément choqué. Je n’assimile bien évidemment pas ces personnes à la majorité des supporters, qui a été d’un grand soutien et que je remercie pour sa solidarité dans les bons comme dans les mauvais moments.

Mon histoire avec le SC Bastia se termine d’une manière que je n’avais jamais envisagé mais il faut avoir l’humilité de reconnaitre son échec et savoir se retirer face à l’animosité et le rejet que l’on suscite. Cela n’arrachera jamais l’amour que je porte à mon club depuis 1972, date à laquelle j’y suis entré pour ne jamais plus en sortir, même si ma carrière m’en a souvent éloigné durant près de 25 ans. C’est cet amour qui m’a poussé, contre la logique et la raison, à revenir en mai 2024. Un lien inaltérable m’unit au SC Bastia, qui se sortira de cette situation comme de tant d’autres auparavant. La suite n’est qu’un nouveau chemin."

Les Verts c'est le meilleur ... tirage

30/10 16:48

Sans surprise, les amateurs de Quetigny (club de R2 de la banlieue de Dijon) se sont réjouis de tomber sur les Verts (si la réserve déposée par leur adversaire n'est pas validée par la FFF) au 7e tour de la Coupe de France comme le montrent les déclas recueillies par Le Bien Public : "Bien avant de connaître la composition des groupes et même avant le 6 tour, on en parlait déjà entre nous : Saint-Etienne, c’est le meilleur tirage possible au niveau des clubs de Ligue 2. C’est un club très respecté et admiré aussi, peu importe qui on supporte, et qui va ramener beaucoup du monde. On peut dire qu’on a tiré le gros lot" déclarait hier leur coach, David Regnet.

L'enceinte du club n'étant pas homologuée, le stade pressenti pour accueillir le match est celui de Dijon, Gaston Gérard. Méfiance, ce sont déja des Verts que Quetigny a éliminés au 6è tour.

En L2, les Verts n'ont jamais gagné à Bauer

30/10 15:37

En L1, les Verts ont gagné 5 de leurs 10 matches à Bauer et ne sont inclinés qu'une fois dans cette enceinte dans l'élite, le 10 mars 1946, à une époque où même le premier des mastres Chrismagnus n'était pas encore né ! 

Mais l'ASSE ne s'est jamais imposé dans ce stade en L2 en 5 tentatives. Tenu en échec 4 fois, Sainté s'y est incliné le 20 août 1997 à l'époque des Soucasse et des Guillou, des Charriéras et des Bastou.

Emmenés par Karim Fellahi et Ted Agasson, les Audoniens s'étaient imposés grâce à un but de l'actuel entraîneur du SCO Alexandre Dujeux.

Usaï ultra énervé

30/10 09:31

Supprimant hier le jour de repos prévu pour ses joueurs, le coach de Pau Nicolas Usaï a souligné son "sentiment de honte et de colère" à l’occasion de ce qu’il a qualifié de "naufrage". "Les Stéphanois nous piègent dès leur premier long ballon.  Ce but est signe d’engagement. Il y a deux Stéphanois mais pas un Palois au milieu. Pendant les 10 premières minutes, on s’est mis une balle dans le pied. Encore une fois. A partir du moment où on n’entre pas sur le terrain avec l’envie de récupérer le ballon et de gagner les duels, automatiquement quand on a le ballon, on n’est pas dans le tempo."

Après cette défaite, la plus lourde de leur histoire en L2, les Palois espèrent (et nous aussi !) réagir lundi contre ... Troyes.

Chassagne ultra-flatté

30/10 06:50

Vainqueur de la Diagonale des Fous (ultra-trail réunionnais considéré comme l’un des plus redoutables au monde avec ses 175 km et 10 500 m de dénivelé positif), Baptiste Chassagne (32 ans) a glissé quelques mots au Progrès avant de donner le coup d'envoi fictif du match Saint-Etienne/Pau (6-0).

"Quand je viens à Geoffroy-Guichard, je me sens léger, apaisé, comme à la maison. Mon papa m’a amené au stade à l’âge de 3 ans. J’ai été abonné une dizaine d’années, d’abord en Henri-Point puis au kop nord. Et cette saison, j’ai repris mon abonnement au kop sud. Je suis juste fier d’être un petit garagna, d’être l’un parmi d’autres au sein du peuple vert.

Tout au long du parcours de la Diag', j’ai entendu des “Allez les Verts”. Quand je suis descendu vers le stade de la Redoute, j’ai entendu le chant et je pensais que c’étaient des hallucinations. Mais c’était bien réel et ça m’a porté.  Je suis ultra-flatté de donner le coup d'envoi. Mais moi, je veux juste aller chanter dans le kop. C’est là où je me sens le mieux. Pour moi, c’est ça Sainté."

Ferreira, Tardieu et Duffus dans l'équipe type de la 12e journée

29/10 15:25

A l'instar de des anciens Verts Alpha Sissoko (Guingamp) et Kader Bamba (Clermont), Joao Ferreira, Joshua Duffus et Florian Tardieu font partie de l'équipe type de la 12e journée de L2 selon Sofascore

Selon ce site de statistiques sportives, ce dernier est désormais le meilleur joueur de L2 depuis le début de saison. Avec une note de 7,48, le numéro 10 de l'ASSE devance le milieu du Red Star Giovanni Haag (7,41) et le milieu de terrain rémois Teddy Teuma (7,40).

Il verdit, Kubler !

29/10 12:58

Pour la première fois de sa carrière, Geoffrey Kubler (30 ans) aura l'honneur d'arbitrer l'ASSE ce samedi au stade Bauer. Les Audoniens connaissent ce Lorrain qui était déjà au sifflet pour leur victoire 3-0 à Pau le 12 septembre dernier.

Un club de Régional pour les Verts !

29/10 12:00

Cela faisait un moment que ça ne leur était pas arrivé (la victoire 6-0 face à l'Olympique de Strasbourg, club de R2 en 2019), les Verts joueront leur premier tour de Coupe de France contre une équipe de niveau régional.

Privés de leurs internationaux, ils iront le 15 ou 16 novembre soit à Quetigny (R2) soit à Garchizy (R1), le match, remporté 3-0 par Quetigny faisant objet d’une réserve.

Quetigny est située dans la banlieue de Dijon, tandis que Garchizy est située dans la banlieue de Nevers, mais on espère bien entendu tous que ces deux villes ne rentreront pas dans les mémoires vertes.

Si l'ASSE fait respecter la logique, elle affrontera au 8e tour le 29 ou le 30 novembre le vainqueur de la rencontre qui opposera l’Entente Nord Lozère (R2) à l’Union Sportive Ecotay (R3). Les protégés d'Eirik Horneland ont donc d'immenses chances de jouer les 32emes de finale programmés les 20 et 21 décembre.

Seuls le Bayern et Coventry marquent plus que Sainté

29/10 10:32

Avec le carton d’hier (6-0) les Verts d’Horneland ont accru leur avance au classement des meilleures attaques du championnat. Avec 27 buts marqués en 12 matchs (soit une moyenne de 2,25 buts/match), Sainté devance Troyes (23 buts) puis le duo Dunkerque - Reims (22 buts).

Même si cela reste anecdotique, et si on n'oublie pas qu'on a seulement la 13è défense de Ligue 2, on notera qu’aucune équipe en France (Ligue 1, Ligue 2, National) n’a marqué autant de buts que les Verts cette saison.

Hors de nos frontières, dans les 2 premières divisions italiennes, espagnoles, allemandes et anglaises, seuls Coventry City (leader du Championship avec 32 buts marqués en 12 matchs) et le Bayern (leader de la Bundesliga avec 30 buts marqués en 8 matchs) ont marqué plus de buts que les Verts.

Le Red Star furibard

29/10 09:20

Plus aucune équipe de L2 n'est invaincue à l'extérieur suite au naufrage du Pau FC à GG mais aussi à la défaite (3-0) à Dunkerque du Red Star. Les Audoniens, qui recevront l'ASSE ce samedi soir au stade Bauer, ont concédé l'ouverture du score sur un csc de l'ancien Vert Dylan Durivaux, d'abord annulé par l'arbitre puis validé (à raison) après intervention d'un de ses assistants malgré la réserve technique des visiteurs. Ces derniers en ont déposé une autre (légitime) après que leur but égalisateur a été annulé (il était valable). 

Pau n'a pas vendu chèrement sa peau

29/10 07:04

En conférence de presse, l'entraîneur palois Nicolas Usaï a commenté le naufrage de son équipe dans le Chaudron.

"On s’est sabordés, on n’a pas touché le ballon qu’on prend un but. On prend deux buts en dix minutes. On s’attendait à une réaction mais on a explosé en plein vol. Cela fait deux matchs, on a pris trois buts à la maison, six ce soir, c’est salé. Il faut se recentrer, revenir à l’objectif initial. Peut-être que certains se voyaient trop beaux. On a été trop peu disciplinés."

Il fallait retrouver les bases du foot

29/10 06:59

Dans Le Progrès, Maxime Bernauer savoure l'écrasante victoire des Verts contre de très pâles Palois. 

"C’était la moindre des choses après Annecy. On avait à cœur de montrer que deux défaites d’affilée, c’était trop et qu’on était conscients qu’il y avait des choses à changer. Il fallait retrouver les bases du foot. Aujourd’hui, on l’a fait. Il y avait de l’engagement, de l’envie dans les duels, tout le monde a beaucoup couru. On a trois matchs très importants et on commence cette série de la meilleure des manières.

On savait que les supporters ne seraient pas contents, ce qui est normal, c’est le lot des clubs populaires. Quand on est bien, ils nous poussent plus que n’importe qui. Il y a de grandes attentes. On veut montrer que ce n’est pas simplement une réaction, maintenant on sait qu’on n’a pas le droit de faire moins. C’est une chance de rejouer trois jours après pour remettre un peu de confiance et repartir sur bonne base." 

Le calvaire de Raveyre

29/10 06:52

Meilleure défense de L2 avant de recevoir Dunkerque vendredi dernier, le Pau FC vient de prendre 9 buts en 2 matches. Ayant encaissé 3 pions il y a 5 jours, Noah Raveyre en a pris 6 dans la musette hier. Pour rappel, il avait pris 3 buts en 22 minutes dans le même stade Geoffroy-Guichard lors de son seul match officiel en équipe première joué avec l'ASSE. Le natif du Puy était entré en jeu contre Le Havre après les expulsions d'Anthony Briançon, Mathieu Cafaro et Etienne Green et la rencontre s'était soldée sur un 0-6.

Joshua porté par Geoffroy

29/10 06:35

Le Progrès relaye les popos tenus hier soir par Joshua Duffus, auteur de son premier doublé victorieux sous le maillot vert. 

"On attendait une réaction et on l’a montrée. On a envoyé une bonne réponse. Gagner un match 6-0, c’est une très belle performance et on se projette sur la fin de semaine. Les grandes équipes se caractérisent en étant performantes match après match, il faudra aller chercher la victoire au Red Star. Je me sens bien, je devais être patient, continuer à travailler chaque jour en sachant que ça paierait. Je me suis battu et j’ai eu l’opportunité de revenir.

Le plus important, c’est ma passe pour Irvin. Il y avait 1-0 à ce moment-là et cela nous a permis de tuer le match. Les supporters sont toujours derrière nous, c’est incroyable, il faut en être reconnaissant. Ce qu’on fait ce soir, c’est une récompense pour eux. Je dois noter une vraie différence avec les supporters anglais. Ici, ils n’arrêtent pas de chanter, ils sont toujours derrière leur équipe. Avec les mêmes résultats en Angleterre, cela aurait été un peu plus difficile."

Une équipe de top niveau quand elle met les ingrédients qu'il faut

28/10 23:56

En conférence de presse, Eirik Horneland a commenté l'écrasant succès de son équipe contre les Palois.

"C’est une bonne réponse. On a produit une bonne entame, avec des joueurs impliqués dès le coup d’envoi. Ça nous a permis d’acquérir de la confiance d’entrée. Je suis très heureux des attitudes, d’avoir vu des joueurs saisir cette opportunité. Bien sûr que ça me frustre de voir ce changement de visage d'un match à l'autre, on fait preuve de trop d’irrégularité et il y a de quoi en être agacé. Mais on voit que notre équipe est de top niveau quand elle met les ingrédients qu'il faut.

Quand on met cet enthousiasme et qu'on affiche ces valeurs, on peut être une très bonne équipe de football. C’est une grosse semaine à trois matchs. On voulait de la fraîcheur, surtout que Zuriko Davitashvili et Lucas Stassin sortent d’une trêve internationale chargée où ils ont disputé deux rencontres. On avait besoin de jambes fraîches. Joshua Duffus pouvait apporter de l’énergie, tandis qu’Irvin Cardona offrait de la verticalité. Ben Old a aussi pu disputer 45 minutes ce soir. C’est une bonne chose. 

On a un bel effectif. Ce soir, Joshua Duffus et Irvin Cardona, qui s’entraînent très bien ces dernières semaines, ont été payés de leurs efforts. Quand ils jouent comme ça, ils envoient un signal fort. C’est valable aussi pour Maxime Bernauer et Aïmen Moueffek qui ont montré de très bonnes choses. Ce soir, globalement, nous avons été plus compacts, nous avons fait preuve de plus de contrôle entre les lignes. Ça nous a bien plus réussi. Je nous veux proactifs que ce soit en attaque comme en défense, et ce soir, c'était le cas." 

6-0, ça faisait longtemps !

28/10 23:48

Les Verts se sont imposés ce soir sur un score très rare. La dernière fois que Sainté s'était imposé 6-0, c'était à la Meinau, le 6 janvier 2019, en 32e de finale de Coupe de France, contre une équipe de R2 (l'Olympique de Strasbourg).

Face à une équipe pro, il fallait remonter aux années 70 pour retrouver un tel score. Le 7 novembre 1979, les hommes de Robert Herbin avait atomisé 6-0 le PSV de Kees Rijvers grâce à une entame de match encore plus tonitruante que celle des protégés d'Eirik Horneland ce soir. 

Pour retrouver la trace d'un 6-0 en championnat, il faut remonter à la déroute du Paris FC en D1 dans le Chaudron le 14 octobre 1978. En deuxième division, les Verts n'avaient plus gagné par au moins 6 buts d'écart depuis 40 ans ! Les victimes des Stéphanois jouaient déjà en jaune (Gueugnon) et en avaient même pris 1 de plus que ce mardi !

Les Verts ont réagi

28/10 22:25

Les Verts ont oublié la déroute à Annecy en fracassant Pau dans le Chaudron 6-0.

Eirik Horneland avait opéré 4 changements dans son 11 : Maxime Bernauer retrouvait sa place en défense en lieu et place de Dylan Batubinsika. Au milieu, Aïmen Moueffek suppléait Igor Miladinovic suspendu. Devant, Zuriko Davitashvili et Lucas Stassin restaient sur le banc au profit d'Irvin Cardona et Joshua Duffus.

Dès la 2e minute, Joao Ferreira ouvrait le score du pied sur corner avant qu'Irvin Cardona ne double la mise 10 minutes plus tard sur un caviar de Duffus bien servi par Boakye (2-0, 12e).

Les Verts marchaient sur la rencontre mais baissaient un peu le rythme. Pau tentait d'en profiter mais Larsonneur veillait sur une frappe de Sadiq, qui avait controlé du bras.

Peu avant la pause, Duffus lançait Moueffek dans la surface qui devançait son vis à vis et obtenait un pénalty converti par Tardieu (3-0, 41e). Dans la foulée, Cardona se payait une virée sur 60m dans le camp palois mais butait sur Raveyre. Duffus récupérait et concluait du droit (4-0, 45e).

Au retour des vestiaires, Duffus servi par Jaber ajustait tranquillement Raveyre (5-0, 48e) avant que Davitashvili ne conclue le festival par une frappe sous la barre après avoir été lancé à la limite du hors jeu.

Pau terminait même la rencontre à 10, Setigui Karamoko découpait Davitashvili en position de dernier défenseur. 

Au classement, les Verts remontent à la 2e place grâce à la défaite de Pau, donc, et du Red Star. Ils restent à 4pts de Troyes, tenversant vainqueur d'Amiens.

Le résumé du carton de l'ASSE contre le Pau FC est à voir ici.

Wadji fait Baku double !

28/10 16:49

S’il est régulièrement remplaçant en championnat (dans lequel son équipe de Turan Tovuz est leader devant Karabagh), Ibra Wadji notre éternel héros du barrage à Metz était titulaire cet après-midi lors du 2ème tour de la Coupe d’Azerbaïdjan.

Et il en a profité pour claquer un doublé, puisqu’il a été l’auteur du 1er et 4ème pion de la victoire 5-0 de son équipe contre le Dinamo Baku.

La meilleure défense, c'est l'attaque ?

28/10 10:12

En conférence de presse hier, Eirik Horneland a répété que les difficultés actuelles provenaient d’un problème d’attitude et d’investissement et redit sa foi dans son système de jeu :

« On a perdu 3 des 4 derniers matchs, ce n’est pas acceptable. On va voir si on continue avec les mêmes, ou si on envoie un message clair. Ce qui est sûr c’est qu’on n’est pas satisfait. Avec les talents qu’on a dans l’équipe, perdre 3 matchs sur 4 c’est un problème d’attitude, d’implication. Je ne cible pas uniquement les joueurs, ça me concerne aussi. C’est un effort collectif qu’il faut faire. La pression est liée à nos performances, pas à la présence de Larry Tannenbaum. Je sens la pression, tous les jours, ça fait partie du job et j’en ai besoin, elle ne m’affecte pas. Les joueurs nous doivent une revanche, je n’ai jamais vu une équipe bien jouer au football sans l’attitude, sans l’énergie, sans le bon langage corporel. Ce sera un match difficile, face à une équipe de Pau qui a été la meilleure en Ligue 2 jusqu’à présent. C’est une équipe très bien organisée, qui joue bien avec et sans le ballon. On a mis de l’énergie dans l’entraînement aujourd’hui. Mais c’est dans la tête, c’est une question de jouer avec la bonne mentalité demain, pour jouer notre meilleur match de la saison. J’ai un esprit de revanche, j’espère que les joueurs et tout le club sont dans cet état d’esprit, car c’est pénible d’être dans notre situation actuelle. Il n’y a pas de fatigue, pas de raison d’être fatigués, il faut juste retrouver la bonne attitude, dès le départ du match, car on a eu de mauvaises entames de match contre Reims, contre Le Mans, contre Annecy. Tous ensemble, il faut qu’on devienne une meilleure équipe du début à la fin des matchs. Les 3 prochains matchs, face à des équipes qui sont meilleures que nous actuellement sont des gros challenges, pour nous prouver des choses à nous-mêmes.

Sur la gestion des pistons adverses, j’envisage toujours le football de plusieurs façons. Je ne regarde pas uniquement comment on défend, mais aussi comment on attaque. Si on prend le premier but à Annecy, cette perte de balle a plus à voir avec la façon dont on attaque que dont on défend. C’est possible de regarder comment on défend, mais je regarde toujours comment on attaque, car je veux être une équipe offensive, qui s’améliore dans son style offensif, pour ne pas avoir ces situations contre nous. Je veux être meilleur dans notre jeu offensif, dans l’équilibre de notre jeu. Je veux régler ces situations en attaquant mieux, de façon plus équilibrée. Chaque style de jeu a ses avantages et ses inconvénients. Il n’y a pas de système parfait. Quand vous mettez la pression haut sur le terrain vous laissez de l’espace derrière vous, quand vous défendez bas, vous abandonnez l’initiative à l’adversaire. Il faut faire un choix. »

Coup de chapeau, coup de Pau ?

28/10 08:05

Consultant pour le diffuseur de la L2 beIN Sports, Robert Malm évoque dans Ouest-France le choc de ce soir à Geoffroy-Guichard. 

"Pau, ça a pu être un tube de l’été à un moment, maintenant, à eux de le faire prolonger en été indien pour que ça puisse être une belle histoire de cette saison. Ce qui me plaît, c’est que Pau a dû se réorganiser après des départs importants avec ceux de Pathé Mboup, Khalid Boutaïb et Bingourou Kamara notamment. Et au final, on voit qu’ils ont réussi à être malins, parce que ça travaille bien.

Et il faut aussi tirer un grand coup de chapeau à Nicolas Usaï, parce qu’on connaissait ses qualités de management, mais ça se confirme encore une fois. Le coach est pour beaucoup dans cette réussite, bien sûr. C’est une récompense du travail qu’il réalise depuis quelques années maintenant, d’autant plus que ses équipes ont toujours bien joué au football, c’est très plaisant.

Plus que des individualités, il a vraiment réussi à faire ressortir un collectif, c’est ce qu’il y a de plus important pour Nicolas Usaï. Pau peut faire le coup, mais attention à la réaction de Saint-Étienne, qui a tendu la joue une fois, une deuxième fois, mais qui va être extrêmement attendu par son public dans ce qui va être un choc du championnat. C’est aussi là qu’on va voir où situer cette équipe paloise."

Kastendeuch tacle Larqué

28/10 07:25

Dans son autobiographie Derrière le masque parue le 15 octobre aux éditions des Paraiges (une maison messine, forcément), l'ancien défenseur stéphanois Sylvain Kastendeuch (62 ans) revient sur ses vertes années (1990-1993) dans un chapitre intitulé "Vert d'espoir, vert de rage." Extraits.

"À la fin de la saison 1989-1990, quand j'aborde la question d'un départ devant lui, Carlo Molinari ne s'oppose pas à mon départ de Metz. Son boulot de dirigeant, c'est de considérer le bénéfice qu'il pourrait en tirer, à savoir la manne financière que procurerait un transfert. Ma décision prise, deux clubs font part de leur intérêt. Montpellier, récent vainqueur de la Coupe de France en finale contre le Matra Racing, est sur les rangs. Intéressant. Le président Louis Nicollin défend un projet ambitieux pour son club, présenté pour beaucoup comme une valeur ascendante de notre championnat. Vincent Guérin, Daniel Xuereb, Stéphane Paille, Eric Cantona… Dans l’Hérault, de grands noms défilent à table en ces temps-là.

Et puis, il y a Saint-Etienne. Ces Verts dont j'ai été un fan inconditionnel. Ce maillot de prestige. Et un président, André Laurent, que je ne connais alors ni d'Eve ni d'Adam, mais dont le discours me convainc lorsque nous nous rencontrons pour la première fois. Quel charisme ! Quelle élégance ! Je tombe sous le charme de l'homme comme de sa personnalité, qui vous séduit instantanément. André Laurent est un industriel de talent arrivé à la tête du club dans la foulée de l'affaire dite de la caisse noire qui fit vaciller l'institution stéphanoise à partir de 1983. Ses mots sont ardents.

Je repère aussitôt en lui un visionnaire et un dirigeant intègre, porté par des valeurs et un attachement à la notion de collectif que je partage. Nous sommes semblables. La feuille de route est simple à résumer. Après des années d'errance en coulisses et sur le terrain, où les résultats ont connu un spectaculaire déclin après l'âge d'or des seventies, André Laurent entend tout mettre en œuvre pour repositionner l’AS Saint-Étienne au sommet de la pyramide et ainsi renouer avec la fièvre des grandes bagarres européennes. Celles-là mêmes qui ont tissé la légende de l'équipe du Forez à la réputation planétaire. « Voulez-vous en être ? » me demande-t-il. Quelle question ! « Bien sûr que je veux en être ».

C'est excitant. Je me sens surmotivé. Oui, je veux être de cette aventure qui correspond en tout point à mes attentes, mes projections, ce que je suis. Sans compter qu’à Saint-Etienne je ne serai pas dépaysé. Les valeurs ouvrières du club ne sont pas sans me rappeler ce qui m’émeut tant à Metz, et dont je me sens redevable. De Saint-Etienne, c’est cela qu’il me reste. L’incandescence. Les nerfs à fleur de peau. Cette sensation que chaque match est une affaire de vie ou de mort. L’existence résumée en 90 minutes. La chaleur des tribunes. Le Chaudron qui chaudronne… Et le cœur qui tremble. Trente ans après, j’en ai encore la chair de poule.

La saison 1992-1993, une poignée de points nous fait défaut en fin de championnat pour accrocher le wagon européen. Après avoir été troisièmes à la trêve de Noël, notre septième place sur la ligne d'arrivée valide cependant la courbe ascendante qui est la nôtre depuis 1990. Autre statistique instructive, cette saison-là, nous la bouclons avec huit défaites au compteur, soit deux de plus seulement que l'Olympique de Marseille qui a survolé le championnat et qui s'apprête à remporter la première C1 d'un club français. Qu'on se le dise, « Sainté » est de retour !

Au cours de cette même saison, l'équipe se hisse dans le dernier carré de la Coupe de France, après avoir notamment écarté l'OM en quart de finale, deux semaines avant la finale européenne des Marseillais contre l’AC Milan à Munich et le coup de tête historique de Basile Boli. En demi-finale, c'est le FC Nantes qui nous est proposé. L'affiche a lieu à domicile dans un Chaudron rempli jusqu'au cintre et encore plus bouillant qu'à l'habitude, c'est dire. En dépit de cette ambiance exceptionnelle, nous butons sur une entreprenante équipe nantaise, future championne de France l'année suivante, qui nous surprend 1-0. 

Nous l'ignorons encore mais cette défaite va entraîner une fracture au sein du club. L'un des pires moments de ma carrière. Au lendemain de notre élimination contre les Canaris, l'ancien capitaine de l'AS Saint-Etienne Jean-Michel Larqué, reconverti consultant pour la chaîne TF1, profite de cette contre-performance et de la vitrine d'exposition offerte par l'émission Téléfoot pour tirer à boulets rouges sur le président André Laurent. Au micro, Larqué n'a pas de mots assez rudes pour fustiger le bilan de celui qui se trouve alors être en conflit avec le groupe Casino, principal mécène de l'ASSE.

Un putsch se prépare, ourdi à une heure de grande audience de surcroît. La manœuvre de Jean-Michel Larqué est couronnée de succès. Mis en difficulté, André Laurent est rapidement débarqué. Nommé directeur sportif dans le nouvel organigramme mis en place autour d'Yves Guichard, le successeur d'André Laurent, l'ex-international convoque un matin le capitaine que je suis devenu au sein de l'équipe afin de m'exposer son plan de bataille. Car oui, entretemps, j'ai hérité du brassard chez les Verts, un privilège que je considère immense.

En tout et pour tout, la discussion entre Jean-Michel Larqué et moi dure une dizaine de minutes. C'est peu pour apprendre à se connaître et espérer effectuer un tour d'horizon complet. Une dizaine de minutes dont je conserve un souvenir cuisant. Je le vérifierai bientôt, tout le cours de cet entretien n'aura été que duperies et promesses mensongères. Face à moi, j'en prendrai conscience ensuite, se tient en vérité une sorte de miroir inversé d'André Laurent dont je veux, une fois encore, louer ici la parfaite intégrité.

Les yeux dans les yeux, Jean-Michel Larqué me l'assure, il compte sur moi. Juré, craché. Dans les faits, il en va très différemment. Sur son insistance, le club stéphanois recrute un certain Laurent Blanc, en provenance de Nîmes, où il avait rebondi après une expérience à l'étranger, en Italie avec Naples. Détail qui n'échappe à personne, nos profils se ressemblent. Nous avons à peu près la même allure, la même panoplie technique, la même conception du poste de libero.

Résumons, on compte sur moi, mais on recrute un autre titulaire en puissance, qui plus est, un joueur évoluant dans un registre identique au mien. Bien. J'encaisse sans broncher, la concurrence ne m’effraie guère. Elle fait partie du métier. Je n'ai jamais considéré qu'un statut était acquis et une place dans un 11 de départ allouée à tout jamais. Alors je vais me battre. Mais progressivement, je comprends que les dés sont pipés, et que je suis le dindon de la farce. Considéré comme un homme de l'ex-président André Laurent, je deviens rapidement indésirable.

Écarté du groupe professionnel, je suis renvoyé en équipe réserve, en troisième division. Comme à 18 ans. Un « lofteur » avant l'heure. Avec son lot de vexations. De la troisième division, à l'âge de 30 ans, je me rappelle les déplacements interminables en autocar, les rencontres disputées devant un public famélique, et les pelouses bosselées à des années-lumière de la puissante magie de Geoffroy-Guichard. Je ne suis plus dans une logique de progression. Clairement, la pente qui se dessine pour moi raconte un déclassement. Le coach, Jacques Santini, lui non plus, ne joue pas cartes sur table avec moi. Il me promet ceci, il me fait croire cela, mais en fait non. Désillusion.

Une telle injustice me rend malade. Elle indigne aussi mes coéquipiers. Tous me font part de leur incompréhension devant ma mise à l'écart. Dans un moment où je doute énormément, ces témoignages de sympathie me rassurent sur le fait que je n'ai rien à me reprocher dans toute cette histoire. Je me refuse malgré tout à jeter l'éponge. Ce serait donner raison à ceux qui me rejettent en ne voulant plus de moi. Je m'accroche, je bataille. À l'entraînement, je donne le meilleur de moi-même, comme le gamin que j'ai été et qui avait tout à prouver. Belle épreuve d'humilité.

Je m'acharne, insiste, persévère. Brûlent en moi chaque matin au camp d'entraînement la même flamme, la même détermination, la même motivation que si je devais être titulaire en D1 le samedi suivant. En vain. En dépit de mes efforts et de ma bonne foi manifeste dans le travail, je n'entre plus dans le jeu de la concurrence. Je n'ai plus ma place ici. Ecœuré, je me sens acculé. Comme piégé. La seule option, c'est repartir. Bien plus vite que ce que je me l'étais représenté.

Dans le même temps, les Verts retombent dans leur travers. À l'issue de la saison 1995-1996, une relégation en Division 2 sanctionnera les choix erratiques de la direction de l'époque. Un an seulement après avoir obtenu le scalp de l'homme à l'origine de ma signature dans le Forez, le nouveau président Yves Guichard et le directeur sportif Jean-Michel Larqué finiront par rendre leur tablier. Le projet sportif d'André Laurent était mort, enterré, et ma carrière compromise, suspendue à un fil. Un formidable gâchis.

Entre sentiments de révolte et de trahison, cette conclusion en eau de boudin avec Saint-Etienne continue de me laisser un goût acide. Trente ans plus tard, seuls me réconfortent les marques d'affection spontanées dont me gratifient les supporters des Verts lorsqu'ensemble, ils nous arrivent de convoquer le passé. À chacun de mes retours sur place dans le cadre de mes anciennes fonctions de coprésident de l'UNFP ou pour répondre à une invitation lancée, je suis étonné et ému par la chaleur de l'accueil qui m'est réservé. On m'arrête dans la rue, on me salue, on échange des anecdotes, des sourires, tant de simplicité, tant de respect.

Les amoureux de l'ASSE connaissent sur le bout des doigts l'histoire de leur club. Il ne se trouve personne pour être dupe de ce qui s'est tramé en coulisses dans les années 90 quand André Laurent a été contraint au départ et que d'autres, animés de desseins dont je n'ai toujours pas compris la sincérité, ont intrigué pour lui chiper sa place. Ces « vrais » supporters considèrent à juste titre avoir été floués durant cette période. À travers leurs témoignages, je leur suis infiniment reconnaissant de me remercier si souvent de n'avoir jamais triché avec eux, ayant constamment défendu leurs couleurs avec loyauté jusqu'au dernier jour, jusqu'à la dernière minute de mon contrat."

Briançon, émotions

28/10 07:12

L'ancien capitaine stéphanois Anthony Briançon s'est confié à La République des Pyrénées avant de faire son retour ce soir à Geoffroy-Guichard lors de la 12e journée de L2. Extraits.

"Je n'ai pas du tout d'esprit revanchard envers eux. J'ai vécu des moments exceptionnels, dans un club historique. La première saison, c'était une atmosphère catastrophique, on avait les supporters contre nous... Et on arrive à les reconquérir un petit peu sur la deuxième saison. Je pense qu'ils ont été marqués par notre montée prace qu'on est allés la chercher avec les tripes.

La dernière année a été compliquée mais je veux garder le positif. On se bat pour quelque chose pendant deux ans, et quand arrive la récompense, on me l'enlève au dernier moment... Je suis mis à l'écart, on m'enlève le brassard, et on me dit que je n'ai pas le droit d'être dans le groupe jusqu'à la fin du mercato. Cela ne m'était jamais arrivé. A Nîmes, pendant 10 ans, tout se passait bien. Là, j'ai découvert une autre facette du foot...

J'avais l'impression d'être revenu à un niveau assez cohérent et je n'ai pas spécialement eu ma chance. C'est frustrant. J'en ai profité pour soigner mon genou, pour me renforcer mentalement et physiquement. Et puis ma deuxième fille est née, j'ai pu me consacrer davantage à ma famille. Je voulais retrouver du plaisir dans un autre club et faire une préparation complète après cette saison compliquée.

Courtisé par Valenciennes et le Red Star, j'ai opté pour Pau. Je connaissais le coach, Nicolas Usaï, qui m'avais déjà entraîné à Nîmes. Je connaissais aussi Antonin Bobichon et Anthony Babikian, le coach des gardiens. Tous m'ont dit du bien du club et de la région. Je ne me suis pas posé de question. Ici, c'est idéal. Par rapport au temps, à la bienveillance, à la gentillesse des gens. On est vraiment épanouis avec ma femme et mes enfants. 

Le Pau FC, c'est un club qui se structure, qui se maintient depuis 6 ans, qui avance. Il y a une bonne alchimie entre les jeunes et les anciens. On a un effectif cohérent, qui a le droit de rêver. Le Chaudron, c'est un stade mythique, j'y ai vécu d'énormes émotions. Ça va me faire plaisir d'y retourner, bien sûr. Et pour les jeunes du vestiaire, c'est un match à part. C'est peut-être la plus belle enceinte de L2, et même l'une des plus belles de France."

Il y aura du Vert chez les Palois

27/10 23:12

Nicolas Usaï, le coach palois, a communiqué le groupe qui se présentera à Geoffroy Guichard demain soir, un groupe qui aura une coloration verte, puisque quatre anciens Stéphanois y figurent : le gardien Noah Raveyre, les défenseurs Anthony Briançon et Setigui Karamoko ainsi que le milieu Cheikh Fall

Petite revue détaillée de ce groupe (entre parenthèse l'année d'arrivée au Pau FC, puis les anciens clubs de chaque joueur).

Gardiens
Noah Raveyre, 20 ans (2025) : Le Puy, ASSE, AC Milan
Esteban Salles, 31 ans (2025) : Oloron, Pau, Tours, Trelissac, Les Herbiers, Grenoble, Concarneau

Défenseurs
Anthony Briançon, 31 ans (2025) : Avignon, Lyon, Nîmes, ASSE
Setigui Karamoko, 26 ans (2025) : Le Puy, Béziers, ASSE, Paris FC, CD Feirense, Avranche, Bulle, Aubagne
Neil Glossoa, 21 ans (2025) : Palaiseau, Auxerre
Joseph Kalulu, 20 ans (2024) : Lyon, St Priest (frère de l'international Pierre Kalulu, défenseur de l'AC Milan)
Tom Pouilly, 22 ans (2025) :  Cuincy, Lens 

Milieux
Antonin Bobichon, 30 ans (2024) : Saint-Paulet, Bagnols Pont, Nîmes, Bastia, Angers, Nancy, Laval
Cheikh Fall, 21 ans (2025) : Guediawaye, ASSE
Daylam Meddah, 23 ans (2025) : Mont-Gaillard, Le Havre, Angers, Sochaux, Caen
Rayan Touzghar, 21 ans (2025) : Avignon, Orange, le Pontet, Marignane, Nîmes, Toulouse, Guingamp, Concarneau

Attaquants
Giovani Versini, 21 ans (2025) : Burel, Marseille, Clermont, Bourgoin, Châteauroux
Kyliane Dong, 21 ans (2025) : Fleury, Troyes, Augsbourg
Rayane Messi, 18 ans (2025) : Versailles, Dijon, Strasbourg
Omar Sadik, 21 ans (2025) : RCD Espanyol
Omar Sissoko, 19 ans (2025) : Créteil, Paris FC
Edhy Zuliani, 21 ans (2025) : Eaunes, Toulouse
Salif Lebouath, 23 ans (2024) : Quint-Fonsegrives, Balma, Toulouse Fontaines, Toulouse Métropole, Colomiers

On pourra remarquer la jeunesse de l'effectif palois, notamment en attaque. 15 joueurs sur 18 sont arrivés dans le Béarn en 2025 : l'équipe a donc été quasi entièrement reconstruite à l'intersaison

 

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