
José chérit Bibi, Alex et Popote mais n'aime pas Wallemme
24/09/2017

José Aloisio (42 ans) revient sur ses vertes années dans la Pravda du jour. Extraits.
"Au départ, Gérard Soler et Alain Bompard étaient venus au Brésil pour me superviser une dernière fois avant de me faire signer. Avant le match contre l'Internacional Porto Alegre de Dunga, je suis allé voir Alex pour lui dire : "Petit frère, je vais aller en Europe." Il était content pour moi, mais j'ai senti qu'il voulait casser la baraque pour taper dans l'oeil des Français. Il a fait un super match et Gérard Soler a décidé de nous recruter tous les deux. Les deux entraîneurs qui m'ont le plus marqué sont Luis Fernandez et Robert Nouzaret. Mais j'ai quand même réussi à m'embrouiller avec Robert...
Le joueur le plus fou que j'aie connu dans ma carrière ? Sans hésitation "Bibi". Boudarène, il était dingue. Il pouvait insulter un mec puis vouloir rigoler avec lui dans la même minute. Il était super attachant. Le plus fêtard, c'est mon pote Alex ! Il n'existe pas un seul joueur comme lui. Je pense qu'il n'a pas raté une fête ! Il connaissait toutes les boîtes et tous les bars. À Saint-Étienne, c'était facile mais à Paris, c'était moins évident. Je le chambre en disant qu'il avait la carte premium de toutes les boîtes et des endroits où on faisait la fête. À Paris, il avait trouvé son paradis ! Le joueur perdu de vue que j'aimerais revoir, c'est Lionel Potillon. Je voudrais bien lui donner un abraço. C'était un type bien, vraiment adorable avec les autres. En plus d'être généreux, c'était aussi un bon joueur. Celui que je n'ai pas envie de recroiser, c'est Jean-Guy Wallemme. Je n'avais aucun feeling avec lui. Il était froid, distant.
Mon moment le plus fort en Ligue 1, c'est mon premier match en France, à Monaco. J'ai inscrit un super lob à Barthez sous les yeux du prince. C'était magnifique ! Les gens ont cru que j'allais marquer des bijoux comme ça toutes les semaines. J'avais placé la barre un peu haut. Mon plus gros coup de gueule, c'était lors du match Saint-Étienne - Bordeaux. J'ai raté le penalty de l'égalisation en fin de match et j'étais furieux. J'ai pété un plomb, j'ai craché sur un adversaire et je me suis fait expulser. La défaite qui m'a fait le plus mal ? Lors d'un match à Monaco. On mène 3-1, je marque même le troisième but, et le coach fait n'importe quoi. Il me remplace et j'ai à peine le temps de m'asseoir sur le banc que Monaco nous plante quatre buts en cinq minutes. J'étais fou furieux. C'était vraiment horrible comme sensation."
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