Gradel vert à vie

28/02/2019
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Dans une interview accordée à RMC, le capitaine toulousain Max Gradel est revenu sur ses vertes années. Extraits.

"La passion à Saint-Etienne, c’est énorme. C’est fantastique. Les gens vivent pour le football là-bas. Le simple fait d’avoir appartenu à la famille des Verts, fait que, même aujourd’hui encore, quand je croise des supporters de Saint Etienne, ils me remercient. Ça fait forcément plaisir.

Christophe Galtier m’a fait connaître le haut niveau. Car jusque-là j’avais évolué en 3e et 2e division anglaise. Je n’avais jamais connu le très haut niveau. Bon, je l’avais connu avec la sélection ivoirienne lorsque j’étais à Leeds. Mais en club, non. La Ligue 1, c’est grâce à lui. C’est lui qui est venu me chercher là-bas. Je lui dois beaucoup.

Quand je ne jouais pas, j’étais énervé contre lui. Très énervé. Lui savait qu’il fallait aller doucement, qu’il fallait que j’apprenne le football français. Tactiquement, dans les placements. Seulement moi, je n’avais qu’une envie, c’était de jouer ! Mais franchement, ce qui m’a beaucoup plu chez lui, c’est que j’ai eu des moments difficiles, des moments où j’étais blessé, où sur le terrain je n’étais pas bon, où il ne pouvait pas me faire jouer, mais après, il a très bien réagi.

Pendant quatre mois, je n’ai pas joué, je n’étais pas dans l’équipe. Mais quand j’ai travaillé dur, que je suis revenu, j’ai marqué un but important à Lyon. Et là, il m’a refait confiance. Et il a pris la parole devant le groupe dans les vestiaires pour me rendre hommage. Il a dit: "voilà, Max, il était dans le trou, mais il a bataillé. Des fois, il méritait de jouer et il ne jouait pas. Mais il ne s’est pas découragé. Il a travaillé dur et aujourd’hui il est récompensé". Il m’a pris comme exemple et ça m’a fait plaisir. C’était très important pour moi qu’il reconnaisse ça. Et devant le groupe en plus. Ça montrait ses qualités d’homme. Et ça, je n’oublierai jamais.

Je ne regrette pas mon choix d'avoir quitté Sainté pour Bournemouth. C’est vrai qu’aujourd’hui les gens pensent que je me suis trompé. Mais je veux leur rappeler que quand je suis parti de Saint-Etienne, je voulais un nouveau contrat, vu notamment la saison que j’avais fait. J’avais franchi un nouveau cap. Mais à partir du moment où les deux parties ne sont pas d’accord, ça veut dire qu’on ne peut pas continuer ensemble.

Moi, j’ai fait le choix d’aller à Bournemouth car je voulais retourner en Angleterre pour pouvoir jouer en Premier League. Après, il faut savoir que le fait que je ne jouais plus à Bournemouth et que je sois revenu en France a été la conséquence d’une grave blessure au genou. Avant ça, je jouais et j’étais super bien, j’enchaînais les matchs. Tout est parti de ma blessure. Je suis revenu, je n’ai pas pu jouer. Et en Angleterre ça va très vite. Sans ma blessure, je ne pense pas que je serai revenu en France.

Franchement, pour vous dire ça sincèrement, je ne peux pas jouer à Lyon. Après mon passage à Saint-Etienne, ce serait compliqué. Pas parce que je ne suis pas ambitieux, mais c’est trop compliqué. Parce que je suis très attaché à Saint-Etienne. Ma fille est née là-bas, je me vois comme un Stéphanois. Ça, c’est à vie. Je vous dis la vérité, même si Lyon m’appelle, pour moi, c’est non.

J’ai vécu des choses incroyables dans ce derby. Mon moment le plus difficile à Saint-Etienne, c'est quand j’ai joué à domicile contre Lyon. Je suis rentré, il y avait un partout et vers la fin du match, j’ai perdu la balle qui a amené le but lyonnais. Et on a perdu ce derby-là. Les supporters n’étaient pas contents après moi. Le coach et le président aussi. Et je suis sorti de l’équipe. Je n’ai presque plus joué pendant quatre mois. Mais au match retour, à Gerland, j’ai marqué le but de la victoire. On a gagné deux à un et tout est reparti de là. C’était fort.

Je pourrais jouer dans un club plus huppé que Toulouse. Pourquoi Max Gradel n’a pas beaucoup d’offres? C’est à ces clubs-là qu’il faut poser la question. Moi, je fais ce que j’ai à faire. Après, je me dis que tout le monde ne peut pas jouer au PSG, à Marseille ou Saint-Etienne, les plus grands clubs du championnat français. Mais ça ne me préoccupe pas, je ne me dis pas: "je devrais jouer là ou là". Bien sûr, je sais que j’ai le niveau pour jouer que ce soit à Paris ou à Marseille. A Paris y a du talent, des joueurs à deux cents millions… c’est plus facile. Ils peuvent te mettre la balle où tu veux! Les yeux fermés."

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