Les ultras donnent des boutons à Boutonnet
20/09/2015
Directeur de la Division Nationale contre le Hooliganisme, Antoine Boutonnet évoque le cas des ultras dans la dernière édition du quotidien Ouest France. Extraits.
"Aujourd’hui, les ultras ont une relation plus qu’ambiguë avec la violence en France et en Europe. Il faut faire attention avec ceux que l’on appelle Ultras. Un certain nombre de groupes de supporters s’autoproclament ultras et n’en ont que le nom. En France, les vrais groupes ultras se comptent sur les doigts d’une main. Notre objectif, c’est d’identifier et d’interpeller les personnes qui commettent des infractions.
Contrairement à ce qui se dit ou s’écrit, le dialogue entre les autorités et les supporters existe. Ça m’arrive très souvent de discuter avec des représentants de groupe de supporters. Je l’ai fait à Nice, à Lyon, à Saint-Étienne [ndp2 : le 4 août dernier]. Les supporters, c’est une population plurielle qui ne se limite pas aux ultras. Il faut penser aux autres groupes.
La saison dernière, 31 arrêtés préfectoraux ont été pris, concernant des matches de L1, L2, un match de Ligue des Champions et un match de CFA 2. Vous faites le ratio avec l’intégralité des matches de championnat, c’est relativement faible. Ce qui nous importe, ce sont les matches où vous avez un risque avéré de trouble à l’ordre public. Vous savez par le biais du renseignement, de l’historique, des contentieux entre supporters et de l’évolution de certains comportements que des risques existent.
Il nous appartient de prendre des mesures de plusieurs niveaux, de trouver des solutions pour pouvoir acheminer les supporters dans de bonnes conditions quand il y a des contentieux ou des problèmes avérés. C’est le cas pour Saint-Étienne-Nantes. L’année dernière, comme cette année, ce sont les supporters qui ont décidé de ne pas venir. On ne les a pas interdits de déplacement.
La liberté ne doit pas empiéter celle des autres. Vous êtes face à une situation dégénérative avec un contentieux très fort entre groupes de supporters qui se déplacent en nombre important. Il faut prendre des mesures adaptées. Se déplacer pour aller supporter une équipe n’est pas une des libertés fondamentales.
Concernant le match du FC Nantes à Geoffroy-Guichard, les autorités ont clairement identifié des risques en terme de sécurité. Ils sont avérés. Il y a des antécédents entre groupes de supporters. Il existe des phénomènes d’alliances entre groupes de supporters. L’ami de l’ami est mon ami. C’est une logique que vous retrouvez en France mais aussi avec d’autres groupes de supporters étrangers."
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