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Dieu ne rougit pas

22/09/2017

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Dans la Pravda, Loïc Perrin explique pourquoi il n'a pris qu'un seul carton rouge en 309 matches de L1, le 30 avril 2016 contre Toulouse. Extraits.

 

"Je crois que j'ai toujours eu du sang-froid. J'arrive à garder ma lucidité. Les attaquants qui provoquent verbalement, par exemple, ça ne me dérange pas. Je reste dans mon match sans souci. Ça ne m'est même jamais arrivé qu'on me provoque beaucoup parce qu'un joueur qui fait ça a envie qu'on lui réponde, et moi, je ne rentre pas dans son jeu. Par contre, la frustration est plus difficile à gérer quand on perd, mais je parviens toujours à me projeter sur la suite, à me dire que c'est important de ne pas craquer pour ne pas pénaliser l'équipe pour le match suivant. La clé, c'est la concentration, l'intelligence pour défendre, la connaissance de l'adversaire pour bien anticiper. L'expérience aide beaucoup pour ça. J'ai toujours eu en tête l'idée de faire le moins de fautes possible. Et surtout le moins de fautes grossières.

 

Aujourd'hui, les coups de pied arrêtés décantent énormément de matches. Moins tu fais de gestes déplacés, moins tu risques de pénaliser l'équipe. Je n'ai jamais cherché à faire mal, mais j'ai toujours aimé les duels. J'ai été formé milieu défensif, un secteur où il y a beaucoup de duels. J'y vais, au combat ! Et je ne m'interdis pas de faire des fautes. Je dirais même que certains cartons jaunes sont importants à prendre, quand ils annihilent une action dangereuse. Il faut juste que le carton serve. Certaines saisons, j'ai pris pas mal de cartons jaunes. Surtout quand je jouais au milieu de terrain: je faisais des fautes tactiques pour empêcher l'adversaire de partir en contre. Quand tu joues derrière, c'est différent. La faute est plus grave: à chaque fois, elle offre une situation de but. Je fais plus attention.

 

En tant que capitaine, je n'engueule jamais un coéquipier qui prend un rouge, parce que le premier déçu, c'est celui qui est expulsé. Mon rôle, c'est plutôt de le réconforter, j'ai de la peine pour lui. Je n'ai pas le souvenir d'avoir un coéquipier qui pète un plomb et envoie un attentat. Par contre, je peux faire des remarques au sujet des fautes bêtes, comme enlever son maillot quand on a marqué. Bryan Dabo l'a fait contre Amiens. C'est bête parce que, s'il prend un carton derrière, c'est rouge. Là, en tant que capitaine, je lui ai dit. Contre Angers, Vincent Pajot a commis un excès d'engagement mais à aucun moment, il ne veut être méchant. Il s'engage pour couper un centre et essayer de marquer, mais, hélas, il rentre dans le gardien avec ses crampons. C'est malheureux

 

Ça ne tient à rien de recevoir un carton rouge  Le jour où j'en ai pris un, c'était sur une action qui allait très vite. Sur une contre-attaque de l'adversaire, je m'engage, mais le Toulousain va plus vite que moi et touche le ballon avant. C'est l'exemple du geste mal maîtrisé qui peut arriver à tout le monde. Cette stat, un carton rouge en 309 matches de L1, elle compte quand même, parce qu'elle est en accord avec ma façon d'être. Mais des joueurs ont fait des carrières fantastiques en prenant beaucoup de cartons rouges. Zinédine Zidane en a pris quatorze... Il a l'air d'être un mec calme et gentil, qui pouvait peut-être déconnecter. À choisir, j'aurais préféré prendre quatorze cartons rouges et faire sa carrière !"

   


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17/10/2017



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