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Bryan revient sur ses vertes années (2)

21/06/2018
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Comme il l'avait fait il y a deux mois et demi sur le site Peuple Vert, Bryan Dabo revient sur ses vertes années dans la dernière édition du Progrès. Extraits.

 

"Pour moi, ça a été une première année catastrophique. Même si les gens me disaient que j’avais joué un peu, je suis un joueur qui doit faire 30 à 35 matches par saison. Je ne remets pas la faute sur Christophe Galtier. Peut-être que lui ne m’a pas offert les possibilités que l’on m’avait promises mais, de mon côté, je ne lui ai peut-être pas montré ce qu’il avait vu de moi à Montpellier. C’est donnant donnant. Ce n’est pas le coach qui est le grand méchant loup et moi, le meilleur joueur du monde.

 

Il y a eu une grosse remise en question. À l’intersaison, j’ai fait le vide. J’ai bossé deux, trois fois plus dur qu’auparavant. J’ai fait une très bonne pré-saison et cela s’est vu avec Oscar Garcia. J’étais vraiment épanoui. J’étais un taulier de l’équipe, je marquais, je faisais des passes décisives. J’étais vraiment en forme. Quand il est parti, ça a été un choc pour les joueurs. Pour moi un peu plus car j’avais une relation forte avec lui et le staff. Je me sentais comme à la maison avec eux, en pleine confiance. Je l’ai mal vécu.

 

Je n’ai pas trop aimé le jour où Julien Sablé ne m’a pas pris dans le groupe pour des raisons sportives. Dans la presse, on disait que c’était pour des raisons extra-sportives. Lui et Dominique Rocheteau m’ont pris les yeux dans les yeux pour me dire qu’ils avaient décidé de pas me prendre car, sur un entraînement, ils avaient vu un petit coup de mou. Tout le monde a dit que j’avais été écarté. Mais c’était un choix sportif. Cela m’est resté un peu en travers de la gorge qu’ils n’aient pas démenti. D’ailleurs, le match d’après, j’étais titulaire.

 

J’ai reçu une offre de la Fiorentina. Je me suis renseigné, je savais que le coach me voulait. Valentin Eysseric et Jordan Veretout m’ont appelé pour me dire que l’entraîneur leur avait posé des questions depuis un petit moment sur moi. Sur les six mois que j’avais faits à Saint-Étienne, on avait traversé beaucoup de turbulences. Je nageais un peu en eaux troubles. Au niveau du rendement, je n’ai jamais eu à rougir de mes prestations. Je suis parti, ça s’est fait assez rapidement. Tout le monde était content. On s’est quitté bons copains et je suis toujours les Verts.

 

Avant mon départ, on a eu une discussion très franche avec Jean-Louis Gasset. Il m’a dit que, par rapport au recrutement, je restais un pilier de l’équipe et qu’il voulait me donner un peu de difficultés pour relancer la machine. Il m’a aussi fait remarquer qu’une offre de la Fiorentina, ça n’arrivait pas tous les jours. Il m’a dit : “ La décision t’appartient. Si tu restes, il va falloir remettre le bleu de chauffe car on a un très gros travail à faire sur la deuxième partie de saison. Si tu pars, c’est tout à fait compréhensible."

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