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Ephéméride du 8 Juin

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8 juin 1974 : ASSE 2-1 Monaco - Finale de Coupe de France

Il fut un temps où, intraitable, l'ASSE pouvait remporter une finale de Coupe de France, sans que cela n'émeuve grand monde. Un temps où Saint-Étienne trustait les titres et ce, quel que soit l'adversaire.
1974 fait partie de ce temps-là...

La fiche du match
Samedi 8 juin 1974 - Coupe de France - Parc des Princes
Finale: ASSE 2-1 Monaco
Spectateurs: 45.813 - Arbitre: M.Verbecke

Buteurs: Synaeghel (44e), Merchadier (71e) pour l'ASSE, Onnis (65e) pour Monaco

ASSE: Curkovic - Repellini, Piazza, Lopez, Farison - Larqué, Bathenay (Merchadier 58e) - P.Revelli, Bereta, Janvion, Synaeghel. Entraîneur: Robert Herbin
Monaco: Montès - Mosca, Guesdon, Chomet, Polny - Petit, Quittet - Rosso, Onnis, Dalger, Taravini. Entraîneur: Rubén Bravo



Les faits du match
Au début de la saison 1973-74, les Stéphanois ne pensaient pas au titre de champion de France et l’idée d’un doublé Coupe-Championnat ne les effleurait même pas. Il faut savoir vivre avec la réalité, et la réalité stéphanoise était représentée par une équipe d’une extrême jeunesse, tourneboulée par l’affaire Carnus-Bosquier de 1971. Et puis, après une enrichissante Coupe d’Eté, Saint-Etienne se mit à gagner des matches. Son avance crut et embellit en championnat, au printemps. Le titre vint comme un beau fruit, gorgé de sève et de soleil, couronnement d’un travail sérieux, d’une attention toujours soutenue.

La Coupe, c’est une autre histoire. Pour la conquérir, il faut du talent, mais également de la réussite et l’art du dépassement de soi. Le système des matches aller-retour jusqu’aux quarts de finale a sans doute aidé les Stéphanois mais en demi-finale contre Reims et en finale contre Monaco, Saint-Étienne retrouvait la vraie Coupe, celle des KO sans appel. Et ces deux matches ne manquèrent pas de similitudes, les Verts triomphant par l’écart le plus minime (1-0 et 2-1) après avoir connu bien des tourments contre deux équipes également alertes, également dotées d’un redoutable avant-centre argentin (Carlos Bianchi puis Delio Onnis).



Le capitaine Bereta s'infiltre dans la défense monegasque


Cette finale, sans panache, contre Monaco venait un peu tard dans la saison pour les Stéphanois qui avaient jeté leurs feux éblouissants contre Nantes en quart de finale, et en championnat contre Lyon (2-0), Lens (3-2), Sochaux (2-0), Bastia (6-1) et Marseille (3-1), soit 5 victoires et 13 points en 5 matches.
Privés de Sarramagna (opéré d’un quadriceps défaillant toute la saison) et de Hervé Revelli (souffrant encore de sa fracture d’un pied), les Stéphanois venaient au Parc pour assurer l’essentiel, faisant confiance à Synaeghel pour le poste d’ailier gauche, à Janvion pour une place de milieu de terrain (avec Bathenay et Larqué) et à Lopez (meilleur que Merchadier depuis plusieurs semaines en défense centrale).



Ils affichaient une supériorité d’ensemble attendue mais, en raison même de leur prudence, étaient incapables de l’exprimer pleinement et de faire la part belle au spectacle. Ils se taillaient cependant la meilleure part des occasions et auraient pu, avec de la réussite, assurer plus tôt encore leur succès puisque dès la 6e minute, un centre de Patrick Revelli, était repris de la tête par Dominique Bathenay et manquait bien être transformé en but. Le sort facétieux voulait finalement que les deux buts stéphanois soient marqués par les deux joueurs qui n’auraient pas dû jouer la finale: Christian Synaeghel (remplaçant de Hervé Revelli) quand à la 44e minute, il reprenait vivement de la tête un centre de Patrick Revelli et Alain Merchadier (entré pour suppléer Bathenay touché en première mi-temps) quand il exploitait à bout portant une balle relâchée par Montès sur un tir de Farison à la 61e minute.



Cette réussite stéphanoise révéla alors la période la plus intéressante de cette finale, Monaco réagissant énergiquement et parfois avec bonheur. Jusque là, les Monégasques avaient "empoisonné" l’existence des champions de France, désormais ils les faisaient trembler. Car Onnis, après avoir joué des coudes et des mains, réussissait à battre Curkovic à la 65e minute.

Mais si Saint-Étienne tremblait, il ne tombait point. 



Georges Bereta brandit la 4e Coupe de France de l'histoire de l'ASSE


Et l'ASSE remportait, sans provoquer d’émotion, la Coupe qui lui tendait les bras. Il n’empêche que la Coupe de Champagne offerte par le Président Giscard d'Estaing au capitaine Bereta dans la tribune d’honneur récompensait la décade prodigieuse de l’ASSE: 3 titres, 3 Coupes et 3 doublés en six ans.

Le pire, c'est que ce n’était pas fini !



Le Saviez-vous ?
- C'est la 4e Coupe de France pour les Verts et leur 3e doublé Coupe-Championnat. Belle époque !

- Avant de l'emporter en finale, l'ASSE s'était débarrassé de Gueugnon (D2), Boulogne (D2), Angers (D1), Nantes (D1) et Reims (D1)

- C'est une belle revanche pour l'ASSE qui avait échoué lors de sa toute première finale de Coupe de France, face à l'AS Monaco en 1960. Les joueurs de la Principauté s'étaient imposés 4-2 et avaient ainsi remporté leur tout premier titre.

- Quand il se présente sur la pelouse du Parc, l'AS Monaco a déjà réussi sa saison en parvenant en finale puisque vainqueur ou pas, le club de la principauté est assuré de disputer la Coupe des Vainqueurs de Coupe l'an prochain, l'ASSE étant championne de France. Heureux dénouement d'une saison galère qui vit les Monégasques terminer à la 16e place en championnat.

- Georges Polny, défenseur de Monaco, avait joué durant 11 ans chez les Verts de 1961 à 1972. C'est son dernier match sur le Rocher, il sera transféré à Rouen quelques semaines plus tard.

- Le buteur monégasque Delio Onnis termine sa première saison sur le Rocher. Il y restera 7 ans et lorsqu'il prendra sa retraite en 1986, il aura marqué le total de 299 buts en première division, record toujours inégalé à ce jour.

- Le technicien monégasque Rubén Bravo, est un ancien footballeur international argentin ayant joué presque toute sa carrière en France. C'est son dernier match aux commandes de l'AS Monaco, le premier des deux clubs qu'il entraînera puisqu'il décédera trois ans plus tard d'une crise cardiaque lors d'une tournée avec son second club, Talleres de Cordoba (Argentine)



Vue en hauteur de la rencontre depuis une tribune du Parc des Princes


Sources
- Football Magazine N° 175 (12 juin 1974)
- Site de Stephanois
- OM4ever

par CURKO76, le 08/06/2018

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