L'union fait la force
L'Union publie aujourd'hui un entretien de Dominique Rocheteau. Extraits.
"Membre du directoire et coordinateur sportif de l'ASSE, je me situe entre les deux présidents dans mon rôle de dirigeant, et entre le secteur pro et la formation dans le domaine sportif. Bernard Caïazzo représente le club auprès des instanes à Paris, et Roland Romeyer préside le directoire, je suis à ses côtés pour le sportif, et Stéphane Tessier pour la partie financière. Chez nous, c'est collégial, on travaille en équipe. La force du club, c'est aussi cette entente entre les dirigeants et Christophe Galtier, l'entraîneur. Nous formons, depuis cinq ans, un groupe de cinq personnes qui oeuvrent dans un climat de totale confiance.
On essaie de faire avec les moyens dont on dispose, celui d'un huitième budget de Ligue 1. Nous avons la chance d'avoir un bon entraîneur, un leader charismatique et de grande qualité, et un groupe de joueurs à l'état d'esprit irréprochable et qui se connaissent bien. Quant à notre politique salariale, elle est volontairement modérée. Comme le dit Roland Romeyer, on ne dépense pas l'argent que l'on n'a pas. On peut dire que notre gestion est sage. Bien gérer le club n'empêche pas d'être ambitieux sur le terrain. Notre objectif est de rester dans le haut du tableau. Ce n'est pas facile car beaucoup de clubs souhaitent s'y installer également. Nous avançons pas à pas. Chez nous, le terme le plus important est humilité.
Reims est une équipe qui progresse, qui reste sur une belle dernière saison, même si elle a vécu une période délicate en fin de parcours. On connaît bien le président Caillot, il prône la stabilité à tous les niveaux, même s'il a été contraint de changer d'entraîneur en fin de saison. J'ai connu Jean-Luc Vasseur au PSG, où il était à la formation. J'ai toujours beaucoup de plaisir à le revoir. Sa carrière de joueur l'a aussi conduit à Saint-Etienne. Il réussit un beau parcours, passant avec réussite du CFA à la L1 via la L2.
Reims-Sainté, c'est l'affrontement de deux clubs historiques. C'est une affiche qui séduit encore ceux qui ont vécu l'évolution de ces deux grands clubs du football français. Saint-Etienne s'appuie sur un riche passé. Il dispose d'un grand public et d'un beau stade qui, après trois ans de travaux, sera livré entièrement pour la prochaine venue du PSG. La force des Verts, c'est d'avoir des supporters dans toute la France. C'est un gros plus. On le verra encore à Reims. L'ambiance devrait être sympa, j'espère que la pelouse sera en bon état."