Diony ne porte pas le n°9 pour faire joli ?

15/08/2023
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L'ASSE n'est pas la seule équipe à avoir raté son début de saison. Alors que les 3 autres relégués ont déjà goûté à la victoire (2 fois même pour Troyes), le SCO n'a pas encore trouvé le chemin des filets et n'a pris qu'un petit point en deux matches contre de modestes adversaires qui se sont maintenus in extremis (Laval et Annecy). Peu en vue alors qu'il a joué l'intégralité de ces deux rencontres, l'ancien numéro 9 stéphanois Loïs Diony (30 ans) s'est confié au Courrier de l'Ouest. Extraits.

"Je perçois que le secteur offensif est en chantier, bien sûr. On se connaît à peu près tous, mais le groupe a pas mal changé. On a de très jeunes joueurs aussi, on doit apprendre à jouer ensemble. On doit aussi avoir une relation avec les milieux. Tout le monde doit amener sa pierre à l’édifice. J’ai fait une bonne préparation, j’ai beaucoup travaillé physiquement mais cela faisait 8 mois sans match. Et avant ça, je sortais de 10 mois sans jouer à Belgrade donc je suis presque sur deux ans avec très, très peu de minutes. Les amicaux, ce n’est pas la même intensité. Ton organisme n’est pas prêt à encaisser les efforts du championnat. Devoir se relancer très fort, ça demande beaucoup. Il me manque un peu de volume.

Après, il y a aussi l’inconscient au niveau mental, avec le choc de la blessure. Il y a des petits trucs qu’il va falloir effacer, il y a toujours ce côté-là qui peut te bloquer sur certaines actions. Mais j’y parviens, petit à petit. J’ai aussi un rôle auprès des jeunes. C’est pour ça aussi que j’ai prolongé, j’accepte et j’assume mon rôle de leader, avec d’autres. A moi de montrer la voie, de faire plus, de marquer et faire marquer. Je ne l’ai pas fait mais j’y travaille chaque semaine. Moi, je n’aime pas louper des matchs, dire que j’ai été nul. Je n’aime pas ça… Donc il faut être patient, mais pas trop non plus ! J’ai juste envie de marquer et de gagner des matchs. Cette sensation de trouver le chemin des filets, ça me manque.

Retrouver des sourires, être à l’aise dans mes mouvements, ça me manque aussi. L’attaquant a toujours ce mur invisible dans le but, quand ça ne rentre pas. Mais je sais que ça reviendra et après le premier, ça va s’enchaîner. Mon dernier but remonte au match à Troyes  il y a un an. Bon, ils ne me l’avaient pas accordé [attribué au Troyen Palmer-Brown contre son camp, ndp2], mais dans mon esprit, c’est bien moi qui l’ai marqué. Je connais bien la Ligue 2 : quand tu es puissant et rapide, si tu combines bien les deux, tu peux te créer beaucoup plus d’occasions qu’en Ligue 1. Des objectifs ? Il faut que je marque… Je suis un attaquant, je porte le n°9, ce n’est pas pour faire joli. Il faut assumer ce rôle."

Pour rappel, celui qui n'a claqué que 9 pions en 65 matches sous le maillot vert fera son retour dans le Chaudron fin octobre lors de la 12e journée.

 

 

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