7 novembre 1979 : ASSE 6-0 PSV Eindhoven - 16e de finale retour de la Coupe UEFA

Le plaisir de Vésir

Apparu deux fois en D1 avec l'ASSE lors de la mythique saison 1975-1976, l'ancien milieu de terrain Dominique Vésir (59 ans) revient sur ses vertes années sur le site indépendant Stade Rennais Online. 

"Depuis l’âge de 7 ans jusqu’à 16 ans, j’ai été accompagné par mon entraîneur, monsieur Jean Larqué. J’ai vécu l’exigence des entraînements, les joies du jeu avec mes copains d’enfance et la fierté des premiers succès. C’est cet homme - monsieur Jean Larqué, véritable éducateur bénévole - qui m’a amené à remporter le concours du plus jeune footballeur en 1970 puis le concours du jeune footballeur l’année suivante. À 17 ans à Saint-Étienne, après avoir obtenu mon baccalauréat (condition imposée par mon père), j’ai rencontré l’impératif du résultat, la dure réalité de la concurrence des professionnels mais également tout ce qui est nécessaire à une discipline sportive de haut niveau.

C’était le premier club de l’époque au niveau des infrastructures, des équipements techniques et médicaux. Et surtout il était, avec Nantes, le club à aligner sur le terrain le plus de joueurs formés dans son centre de formation. Pour ma part, j’ai très peu joué en équipe première puisque je suis parti de Saint-Étienne à 21 ans pratiquement après notre titre de champion de France en 3e division. J’ai conservé de ces années d’apprentissage avec notre entraîneur monsieur Robert Philippe de vraies bases que j’ai pu faire fructifier lors de mon service militaire au Bataillon de Joinville avec monsieur Guy Briet, entraîneur de l’équipe de France militaire et autre « accoucheur » de joueurs. Sans faire partie de la légendaire équipe des Verts, j’ai eu bien du plaisir à 18 ans de pouvoir assister à des rencontres de coupe d’Europe devenues presque légendaires.

De 16 ans à 30 ans, j’ai joué au football. De 31 ans à 50 ans, j’ai travaillé dans l’assurance. À 51 ans, j’ai fait un choix de vie ! J’ai tellement entendu les gens dire : "à la retraite, je ferai tout ce dont j’ai rêvé pendant que je travaillais" que j’ai préféré anticiper ! En traversant l’Espagne à pied, j’ai lu un jour sur un mur : "Mieux vaut vivre ses rêves que rêver sa vie !". Comment vous dire ? Un peu comme si j’avais décidé de travailler moins pour vivre mieux... Il serait trop long d'expliquer tout ce que je fais aujourd’hui. Disons que l’océan, les voyages, la moto, le théâtre, la pelote basque qui me passionne, la lecture, la pratique de l’aïkido avec l’étude de Gérard Blaize, et quelques autres choses que je continue à apprendre et à transmettre accompagnent mes journées."